Syndicalisme
Arnaud Rousseau (FNSEA) candidat à un second mandat : « Il n’est pas question de reculer »
Le président de la FNSEA a officialisé, dans une lettre adressée au réseau ce mercredi 4 février, sa volonté de solliciter un second mandat à la tête du syndicat. À quelques semaines du congrès de Caen, il dresse un bilan marqué par les crises, les mobilisations et les avancées obtenues, tout en appelant à poursuivre la transformation de la FNSEA face aux défis à venir.
Le président de la FNSEA a officialisé, dans une lettre adressée au réseau ce mercredi 4 février, sa volonté de solliciter un second mandat à la tête du syndicat. À quelques semaines du congrès de Caen, il dresse un bilan marqué par les crises, les mobilisations et les avancées obtenues, tout en appelant à poursuivre la transformation de la FNSEA face aux défis à venir.
Trois ans après son élection, Arnaud Rousseau revendique un engagement « porté à chaque seconde », dans un contexte politique et syndical particulièrement instable. Dans sa lettre au réseau, il évoque « les mobilisations historiques de 2024 », la dissolution de l’Assemblée nationale, la succession de cinq Premiers ministres en moins de deux ans, la pétition contre la loi Duplomb-Ménonville ou encore la validation de l’accord UE-Mercosur.
« Il aura fallu des convictions et des valeurs puissantes pour garder le cap en traversant ces tempêtes », écrit-il, soulignant aussi la montée « d’une concurrence syndicale radicalisée ».
Une FNSEA repositionnée dans le débat national
Le président sortant met en avant les résultats obtenus par l’organisation. « Lorsque la FNSEA parle d’une voix unie, elle est une force de transformation considérable », affirme-t-il. Selon lui, le syndicat a su « replacer l’agriculture au cœur du débat national » et faire avancer des dossiers « que beaucoup disaient perdus d’avance ».
Il insiste également sur le message porté autour de la souveraineté alimentaire : « Nous avons affirmé que la souveraineté alimentaire n’est pas un slogan mais une nécessité stratégique. »
« Il reste tant à faire »
Malgré ce bilan, Arnaud Rousseau appelle à la lucidité. « Sachons voir tout ce que nous avons accompli. Mais ayons la lucidité de reconnaître qu’il reste tant à faire. » Parmi les priorités citées : la défense des revenus, des filières et des capacités de production, mais aussi la reconstruction du récit du métier agricole pour « redonner fierté et dignité » aux exploitants. Il évoque également la nécessité de « moderniser notre réseau » afin qu’il continue de répondre aux enjeux de demain, et fixe un cap politique : l’élection présidentielle de 2027, « lors de laquelle il nous faudra peser de tout notre poids ».
Une candidature « du mouvement, pas de la continuité »
À l’issue de sa réflexion, le président sortant annonce officiellement : « J’ai pris la décision de solliciter à nouveau votre confiance pour un second mandat à la présidence de la FNSEA. » Il reconnaît le poids humain de la fonction : « C’est accepter de porter la colère et les inquiétudes de milliers d’agricultrices et d’agriculteurs (…) concentrer sur sa personne un déferlement de menaces et de violences. » Mais il tranche : « Devant les défis qui sont les nôtres, il n’est pas question de reculer. »
Il revendique une candidature collective : « Cette candidature sera celle du mouvement, pas de la continuité, d’une équipe, pas d’un homme. » Et fixe l’ambition : « S’engager avec les femmes et les hommes qui ont le goût d’entreprendre en agriculture pour des territoires vivants et dynamiques », à travers « une FNSEA qui aura relevé le défi de sa transformation. »