Bovin allaitant
Au Gaec d’Hellencourt, les frères Sagot misent sur la gestion de la reproduction
À l’occasion de la journée de l’élevage, des visites de fermes ont été organisées par la Chambre d’agriculture, le 3 mars dernier. Dominique et Benoît Sagot ont ouvert les portes de leur exploitation à Domvast, afin de transmettre leurs leviers techniques à d’autres éleveurs.
À l’occasion de la journée de l’élevage, des visites de fermes ont été organisées par la Chambre d’agriculture, le 3 mars dernier. Dominique et Benoît Sagot ont ouvert les portes de leur exploitation à Domvast, afin de transmettre leurs leviers techniques à d’autres éleveurs.
«Ce n’est pas la première fois que nous participons à ce genre d’événement, la première fois, c’était il y a plus de vingt ans», explique Dominique Sagot. Dans le cadre de la journée de l’élevage bovin lait et viande organisée par la Chambre d’agriculture de la Somme, une vingtaine d’éleveurs se sont retrouvés le 3 mars dernier au Gaec d’Hellencourt, à Domvast.
L’exploitation, créée en 1997, est aujourd’hui gérée par deux frères associés, Benoît et Dominique Sagot. L’objectif de cette rencontre : valoriser l’élevage bovin et favoriser les échanges entre agriculteurs autour des pratiques techniques, le tout dans un cadre convivial.
Des leviers pour améliorer la rentabilité
Comme beaucoup d’autres exploitations samariennes, le Gaec d’Hellencourt repose sur un système de polyculture-élevage. Il s’étend sur près de 280 hectares, avec différentes cultures telles que le blé, le lin, les betteraves ou encore les pommes de terre. Mais l'élément central de l’activité reste avant tout l’atelier bovin avec son troupeau de 75 vaches allaitantes de race Blonde d’Aquitaine.
Les vêlages sont principalement concentrés en hiver, et une partie des animaux est ensuite destinée à l’engraissement sur l’exploitation. Les frères Sagot conduisent un système naisseur-engraisseur qui leur permet de valoriser leurs animaux jusqu’à la vente. Les vaches pâturent entre prairies blanches et zones de marais, ce qui nécessite une certaine organisation, notamment en matière de clôtures et d’entretien.
Lors de la visite, plusieurs éléments techniques liés à la conduite des animaux ont été présentés aux éleveurs participants. «Pour maintenir la productivité de notre troupeau, la gestion de la reproduction est très importante. Nous suivons attentivement les vêlages et le renouvellement des bêtes», explique Benoît Sagot. Au sein du Gaec, l’alimentation repose principalement sur le maïs ensilage, complété par des pulpes surpressées et des correcteurs azotés. Les rations sont adaptées en fonction du stade de production des vaches. «Grâce à cette méthode, on peut maintenir de bonnes performances de croissance tout en maîtrisant les coûts alimentaires», poursuit Benoît.
Trouver l’équilibre
D’un point de vue économique, les charges d’élevage restent principalement contenues sur l’exploitation, ce qui permet de conserver une marge brute satisfaisante malgré un contexte agricole incertain. Les membres de la chambre d’agriculture présents ont rappelé que la rentabilité repose sur «un équilibre entre maîtrise des charges, performances techniques et valorisation des animaux».