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Loisirs
Avec Simul’tir Oise, améliorer son tir sans faire de bruit

Depuis juillet 2020, Benoît Fourrier a installé son simulateur de tir sportif et de chasse à Liancourt (60). Le système est simplement bluffant par les conditions qu’il permet de reproduire. 

Dans leur grande majorité, les clients du Simul’tir Oise sont chasseurs et ont rencontré au cours de leur saison un «incident». Rien de forcément bien méchant, mais un animal manqué ou blessé au saut de la ligne. Pour leur permettre de «comprendre» et de «corriger», Benoît Fourrier propose ses conseils. «En général, ce n’est pas grand-chose. C’est simplement un coup de doigt ou une mauvaise posture», explique le gérant de Simul’tir Oise. Comment l’ancien coordinateur de centre de loisirs est venu à en faire son métier ? «Par la passion de la chasse et de l’échange, assurait-il en fin de semaine dernière. J’ai suivi un Bac Gestion des milieux naturels et de la faune (GMNF) dans le but d’être garde-chasse ou autre, mais il n’y avait pas de débouchés quand je suis sorti de l’école. C’est comme cela que je me suis trouvé à faire autre chose, mais cela fait plusieurs années que je voulais revenir dans le monde de la chasse.» Au hasard d’une rencontre à Paris, il découvre le système de simulateur et prend les contacts nécessaires pour en installer un, à son compte. Après s’être fait accompagner par le distributeur du produit et pris quelques cours auprès d’un instructeur de tir, c’est ainsi qu’a démarré l’aventure Simul’tir Oise.

 

Conditions proches du réel

Utiliser le simulateur développé par la société suédoise Marksman est relativement simple. La séance se déroule dans une salle plongée dans l’obscurité, face à un grand écran. Benoît Fourrier équipe une arme factice – on peut aussi venir avec la sienne – de capteurs qui vont enregistrer et rendre compte de toute la gestuelle du tireur, du moment où il prend l’arme en main, jusqu’au déclenchement du tir. Grâce à son ordinateur, Benoît Fourrier peut intégrer le type d’arme, le calibre et la munition de manière à être au plus près des conditions «réelles». Pour un tir au fusil de chasse, on peut également paramétrer les chokes, le calibre et la cartouche. Certains clients «poussent» l’expérience en venant habillés de leurs vêtements de chasse. Il ne manquerait plus qu’une averse de pluie ou un vent fort pour se croire en action de chasse. 

 

Tirer beaucoup sans peine

L’avantage d’un simulateur de tir (en salle) par rapport à un stand de tir (extérieur) de type «sanglier courant», «c’est de pouvoir tirer beaucoup et de voir comment on tire», estime M. Fourrier. L’autre différence, c’est le parcours des animaux. Quand la cible mobile d’un sanglier courant ne se déplace que de la gauche vers la droite, et inversement, le simulateur Marksman permet, quant à lui, de varier les situations : «On peut faire arriver un animal à la ligne et le faire accélérer, ou ajouter d’autres postés dans le champ.» 

En ce qui concerne le sanglier, il est par exemple possible de le faire aller au pas, au trot ou à pleine vitesse. Idem pour le chevreuil qui peut également faire des bonds. Les décors peuvent, quant à eux, être changés pour s’adapter aux envies des clients. Le niveau de réalisme est tel que le logiciel reproduit le bruit d’un chien qui mène. «Et bientôt, en tous cas je l’espère, on devrait avoir le bruit des branches qui craquent», explique Benoît Fourrier. À 3,30 m de l’écran, l’utilisateur peut réaliser des tirs à très courte distance jusqu’à 160 m. En l’espace d’une séance de 30 mn, le gérant de Simul’tir Oise l’assure : «On peut corriger pas mal de défauts.» Pour les amateurs de petit gibier ou de tir sportif, «on peut tirer jusqu’à 300-400 cartouches en l’espace d’une heure», poursuit M. Fourrier ; le tout sans casque anti-bruit et sans marque sur l’épaule… Quand elle est partagée entre copains, la séance de simulateur devient aussi ludique. 

 

Installation mobile

Benoît Fourrier a lancé son activité en juillet 2020 ; soit «le plus mauvais moment» en raison de la pandémie de Covid-19. «Commencer une première année d’activité par sept mois de fermeture, ce n’est pas le top», raconte-t-il. Aujourd’hui, la période Covid passée, il cherche à remplir son carnet de rendez-vous et propose même des séances de simulateur «hors-les-murs». Avec ce système, il est convaincu de pouvoir participer à l’amélioration des conditions de sécurité à la chasse. Et s’il s’est installé à Liancourt, à une vingtaine de kilomètres de Clermont, «c’est une question pratique», détaille-t-il. «Je suis sur l’axe Amiens-Paris et Rouen-Reims.» La clientèle de Simul’tir Oise se trouve ainsi dans un rayon autour du Clermontois qui s’étend de Versailles à Valenciennes. S’il s'adresse en premier lieu à des personnes ayant l’habitude de manipuler des armes à la chasse ou dans des stands de tir, le simulateur de tir peut aussi être utilisé par des novices : «On peut, par exemple, le louer pour des séminaires d’entreprise, des fêtes privées…»

Les 3 et 4 septembre derniers, Simul’tir Oise était présent dans le parc du Château de Compiègne pour Ruralité en fête. Parmi les visiteurs à s’être essayé au tir, on a pu croiser un certain Xavier Bertrand, le président de la Région Hauts-de-France, qui a visiblement apprécié l’expérience. 

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