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Consommation
Baguette de pain à 0,29 euro chez Leclerc : « démagogique et destructeur » pour les céréaliers

L’Association générale des producteurs de blé (AGPB), l’interprofession Intercéréales et l’Association nationale de la meunerie française (ANMF) dénoncent la campagne menée par l’enseigne Leclerc avec une baguette à 0,29 centimes d’euro, pendant six mois dans l’ensemble de ses magasins. 

© Leclerc

C’est une campagne « démagogique et destructrice de valeur pour une filière d’excellence », ont réagi les trois organisations, dans un communiqué du 12 janvier.

La veille, le 11 janvier, sur RMC, Michel-Édouard Leclerc, le patron de l’enseigne éponyme avait défendu le pourquoi de sa démarche : « Nous pensons que c’est un produit symbolique (…) C’est un produit phare, un marqueur de l’inflation. Comme d’ailleurs les carburants, même si je ne les mets pas au même niveau. Les consommateurs mémorisent les prix ». Puis d’expliquer le cadre légal dans lequel s’inscrit cette nouvelle opération aux allures de coup de communication, dont il est habitué : « Nous nous sommes engagés à bloquer ce prix à un prix bas, pendant au moins quatre mois, parce que la loi nous oblige à mettre une date », a-t-il dit.

Pour le distributeur, il s’agit à sa manière de contrer la flambée des cours des céréales : « C’est un produit qui est très vendu en France, en boulangerie et en hypermarché. Les fournisseurs de farine ont beaucoup invoqué la hausse du prix du blé, pour demander des augmentations considérables. Les boulangers eux-mêmes râlent », constate M. Leclerc.

Les organisations professionnelles représentant céréaliers et meuniers s’interrogent sur l’écart entre le prix pratiqué par cette enseigne et celle de l’INSEE qui indique que la moyenne du prix de la baguette, en France en 2021, est de 0,90 euro. « Alors même que le savoir-faire et la qualité de la baguette française sont en passe d’être reconnus par l’UNESCO, l’excellence des agriculteurs, des collecteurs, des meuniers et des boulangers, que le monde nous envie, est bradée », ajoutent ces organisations.

L’AGPB, Intercéréales et l’ANMF se demandent « qui peut en vivre dignement et sur quels produits vendus aux consommateurs les magasins Leclerc compenseront cette vente. »

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