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Bernaville : quelle dynamique pour l’élevage ?

Echos de l'assemblée générale cantonale de la Fdsea.

Les participants à l'assemblée de Bernaville.
Les participants à l'assemblée de Bernaville.
© AAP


Benoît Dubreuil avait convié Dominique Dengreville, président de l’Uplp, et Stéphane Verscheure, directeur de l’EDE à la chambre d’agriculture, pour essayer de tracer les perspectives en élevage, l’état des lieux et perspectives dans le canton.
Dominique Dengreville a bien entendu focalisé ses propos sur la filière lait. Il est revenu sur les actions de l’année 2013, qui ont un moment amené toute la filière à appliquer une hausse «politique» de 25 €/1000 l. Sur la seconde partie de l’année, les marchés ont permis de consolider la tendance, tant et si bien que le prix moyen payé en 2013 est effectivement globalement supérieur de 25€/1000 l à celui de 2012. Dominique Dengreville se montre tout aussi confiant sur la tendance de prix de 2014 qui pourrait, s’est-il avancé, progresser encore d’autant. Le poids des charges génère bien une tension en trésorerie et en besoin de fonds de roulement, mais la marge a tendance dès lors à se rétablir.
Avec la fin des quotas, il se montre aussi positif sur l’évolution de chacun : «Le nombre de producteurs qui arrêtent est à peu près constant, autour de 50 par an depuis dix ans. Entre la démographie, et les nouveaux marchés sur lesquels les entreprises se positionnent, il y a de la place pour tous après 2015, tant pour ceux qui veulent faire perdurer leur système parce qu’il leur convient bien, que pour ceux qui veulent le faire évoluer. Les cours sont porteurs, les volumes de production bougent, c’est le moment de penser à l’avenir !».
Un avenir que la réglementation ne doit pas ternir. Stéphane Verscheure a présenté les résultats de l’enquête menée par la chambre d’agriculture sur l’état des élevages dans la zone de l’Authie visée par l’arrêté d’extension de zone vulnérable. «Cette zone regroupe 13 à 14% de tout l’élevage de la Somme quel que soit le segment. Et d'aller dans le détail. S’il y a bel et bien 8% des élevages qui indiquent d’ores et déjà leur volonté de ne pas se mettre aux normes pour des questions d’âge ou de non succession, plus de la moitié des éleveurs se dit prêt à avancer. D’ailleurs, 80% d’entre eux se trouvent dans un système principalement «fumier» et donc ne nécessitant pas forcément de lourds investissements». Enfin, il a présenté spécifiquement les mesures qui sont susceptibles de s’appliquer aux champs et dans les infrastructures (voir encadré), ainsi que les opportunités de cofinancement. D’autres réunions spécifiquement dédiées à ce sujet seront organisées dans les prochaines semaines.

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