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Betteraves sucrières : valoriser la production bio

Si les premiers essais de cultures de betteraves biologiques dans les Hauts-de-France remontent à la fin des années 1990, la capacité à valoriser la production n’a pas suivi, contrairement à d’autres pays européens. Une situation qui tend à évoluer.

Le scénario de Bio Hauts-de-France consiste à créer de plus petites unités de transformation afin de valoriser les lots de betteraves biologiques.
Le scénario de Bio Hauts-de-France consiste à créer de plus petites unités de transformation afin de valoriser les lots de betteraves biologiques.
© J.-C. Gutner

«Ça fait longtemps qu’on l’attend. Dans la région, on ne fait qu’en parler... Ailleurs, en Europe, ils l’ont fait !» Voici comment Thierry Montaigne, gérant de la société grossiste Centre écologique et biologique-Société nouvelle (CES SN), spécialisée en produits biologiques et écologiques non périssables, annonce l’arrivée en magasin du sucre de betterave cristallisé bio allemand en sac de 25 kg. L’occasion de faire un point sur la betterave sucrière de notre région, dernière culture à ne pas trouver de débouchés en bio en France.
«90 % du marché du sucre bio est issu des cannes à sucre. Et les 10 % restants sont produits à partir de betteraves biologiques qui viennent de l’étranger, notamment d’Allemagne», confirme Simon Hallez, responsable Filières et territoires à Bio Hauts-de-France (anciennement Gabnor qui a fusionné avec l’Agriculture biologique en Picardie depuis le 1er janvier 2018). Et pour cause : aucune filière n’est encore en mesure de valoriser cette production. Mais cette situation pourrait évoluer ces prochaines années : «2018 est une année charnière, et nous prévoyons un démarrage de la filière dès 2020», estime Simon Hallez.

Valoriser des petits lots de betteraves bio
Les premiers essais de cultures de betteraves biologiques, qui remontent à la fin des années 1990, ne sont pas nouveaux. Mais le point de blocage résidait d’ores et déjà dans la capacité à la valoriser. «Les volumes sont assez faibles par rapport aux tailles importantes des outils de production. La taille des outils des sucreries n’est pas adaptée au traitement de ces petits volumes, détaille le responsable. Notre scénario consiste en la création de plus petites unités de transformation, plus accessibles financièrement, et qui seraient donc capables de valoriser des plus petits lots
C’est ce scénario qui occupe aujourd’hui Bio Hauts-de-France à 100 %. Car s’il n’était qu’une hypothèse il y a deux ans, il est devenu concret depuis fin 2017 suite à une enquête nationale estimant qu’environ 180 entreprises françaises utilisent du sucre bio dans leurs procédés de fabrication, soit 20 % du marché du sucre bio français. Cette donnée permet de mesurer les marges de manœuvre des entreprises agro-alimentaires pour substituer le sucre de canne par le sucre de betterave. Or, «ce qui nous fait dire que c’est réaliste, c’est la motivation des acteurs économiques pour s’impliquer dans une filière un peu différente. Il y a deux ans, nous étions entre producteurs. Aujourd’hui, nous fédérons aussi des transformateurs et des distributeurs».

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