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Agriculture bio
Bio en Hauts-de-France veut récolter ce que les sols ont à dire sur les pratiques bios

Bio en Hauts-de-France lance un appel à candidatures pour inventorier la biodiversité des sols et prairies cultivés en bio. 

Bio en Hauts-de-France
© Pexels

Depuis près de cinq ans, Bio en Hauts-de-France, l’association qui fédère les acteurs de l’agriculture biologique dans la région, travaille avec ses partenaires pour mesurer l’impact des pratiques bio sur la biodiversité. Bio en Hauts-de-France collabore notamment avec des organismes comme l’Association des entomologistes picards (ADEP), le Conservatoire des Espaces Naturels, Terre de liens ou encore l’Office Français pour la Biodiversité. « En 2026, nous poursuivons ce travail et lançons un appel à candidatures pour réaliser des inventaires de la biodiversité des sols et des prairies cultivés en bio », explique l’association dans un communiqué à l’occasion du lancement d’un nouvel observatoire des pratiques bio sur la biodiversité. Pour cette nouvelle édition de l’observatoire, Bio en Hauts-de-France bénéficie du soutien des Agences de l’Eau.

L’urgence de la biodiversité

Selon l’association des producteurs bios de la région, le constat est « alarmant ». Un rapport de 2019 de l’IPBES fait état d’un déclin de 20 % des espèces locales dans la plupart des habitats terrestres depuis 1900, 10 % des insectes menacés d’extinction et 1 million d’espèces en voie d’extinction sur les 8 millions estimées. Dans ce contexte, l’agriculture, qui couvre 80 % de la superficie française, « joue un rôle majeur ». « L’agriculture biologique, en interdisant les produits phytosanitaires et engrais de synthèse, favorise la biodiversité : en moyenne 30 % d’espèces en plus sur les parcelles bio et 50 % d’individus supplémentaires observés dans les espèces présentes », rappelle Bio en Hauts-de-France.

Un inventaire participatif des sols et prairies

Pour 2026, l’objectif est de réaliser 21 tests de suivi « faune du sol », ainsi que 4 diagnostics biodiversité à l’échelle de la ferme, incluant l’analyse des communautés de vers de terre suivant le protocole de l’Observatoire Participatif des Vers de Terre (OPVT) et de la mésofaune (protocole QBS).

L’association recherche donc 15 parcelles à analyser :

  • 6 prairies permanentes dans l’Oise, secteur du Pays de Bray
  • 3 parcelles de grandes cultures dans le Pas-de-Calais
  • 6 parcelles de maraîchage dans la Somme, secteur d’Amiens

Concrètement, chaque suivi comprendra :

  • 3 prélèvements de blocs de sol de 10×10×10 cm pour le QBS mésofaune
  • 6 prélèvements de blocs de sol de 20×20×25 cm pour le suivi vers de terre

Pourquoi participer ?

Au-delà du besoin de recueillir des données, Bio en Hauts-de-France souligne un certain nombre d’avantages pour les agriculteurs à participer à cet observatoire :

  • « Bénéficier d’un diagnostic « faune du sol » (financé publiquement) recensant la biodiversité de vos sols »
  • « Mieux comprendre les effets de vos pratiques sur la biodiversité du sol »
  • « Bénéficier d’un partage des résultats avec les autres fermes participant au projet »

Les candidatures sont ouvertes aux producteurs dont l’activité principale est le maraîchage, les grandes cultures / légumes de plein champ ou l’élevage de ruminants avec présence de prairies permanentes, et dont les parcelles sont engagées en bio. L’adhésion à Bio en Hauts-de-France est requise. Les producteurs retenus devront :

  • Permettre la mise en œuvre du protocole proposé
  • Se rendre disponibles au moins une fois entre mi-mars et fin avril pour accueillir le technicien
  • Participer à une réunion d’échange avec les autres participants
  • Autoriser la capitalisation des résultats dans un recueil d’expérience

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 28 février 2026.

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