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Blé : bientôt l’heure de vérité pour les exportations pays tiers

La France devrait exporter en 2013-14 près de 12 Mt de blé en dehors de l’Union européenne.

Au 6 décembre, 4,2 Mt de blé tendre étaient déjà sortis des ports français.
Au 6 décembre, 4,2 Mt de blé tendre étaient déjà sortis des ports français.
© S. Leitenberger


Durant la campagne 2013-2014, la France devrait exporter vers les pays tiers environ 11,8 millions de tonnes (Mt) de blé tendre contre 9,9 Mt en 2012/13, selon les prévisions de FranceAgriMer à l’issue de son conseil spécialisé céréales du 11 décem­bre. Pour Olivia Le Lamer, chef de l’unité grandes cultures de l’organisme public, les prix compétitifs sur le marché mondial, ont largement soutenu l’activité portuaire des premiers mois de campagne. Au 6 décembre, 4,2 Mt de blé tendre étaient déjà sortis des ports français pour répondre à la demande mondiale. Le 1er décem­bre, les embarquements qui n’atteignaient que 3,9 Mt étaient toutefois supérieurs de 11 % à ceux de 2012/13 à la même date.

Deux mois pour consolider le marché égyptien
Les achats algériens restent prédominants (2,3 Mt). L’Arabie Saoudite et la Chine, bonnes surprises de la campagne, ont déjà importé respectivement 120 000 t et 115 000 t de blés français. La France compte toujours vendre 1 Mt à l’Egypte même si pour l’instant, le plus gros importateur mondial de blé s’est surtout s’approvisionné en Roumanie. Le Caire a une première fois donné sa préférence aux blés français le 14 novembre (180 000 t) et a récidivé le 28 novembre (60 000 t). «Dans un contexte de raréfaction de l’offre mer Noire -tarissement du disponible exportable-, le choix à nouveau d’une offre roumaine de 60 000 t le 3 décembre a constitué une déception pour le blé français», explique Olivia Le Lamer. Mais cet achat a été annulé le surlendemain pour une raison encore inconnue.
Pour FranceAgrimer, la France doit profiter des deux premiers mois de l’année 2014 pour consolider le débouché égyptien et confirmer la bonne dynamique sur les autres marchés. «La logistique portuaire française devrait suivre», assure Rémi Haquin, président du Conseil spécialisé Céréales de FranceAgriMer.

L’enjeu du taux de protéines
«Ce qui est inquiétant pour l’avenir, estime Rémi Haquin, c'est la tendance à la dégradation du taux de protéines». Pour la récolte 2013, les teneurs en protéines sont comprises selon les régions entre 10,7% et 12,2%, avec un niveau moyen de 11,2%. L'idéal serait d'être à 11,5 %. Pour y parvenir, Rémi Haquin a confirmé le lancement d’un «plan protéines blé tendre» qui comprend trois volets : génétique avec la mise au point de variétés capables de «produire de la protéine», agronomique avec la généralisation des outils d’aide à la décision pour piloter la fertilisation azotée, contractuelle, enfin, avec l'accord interprofessionnel prévoyant l’obligation pour les opérateurs (producteurs, collecteurs, exportateurs, industriels) d’ajouter le taux de protéines dans les caractéristiques des lots objets de transaction.

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