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Blé : quel état des lieux pour les parcelles de céréales ?

La commission Blé 80 a eu lieu le 3 mai dernier à Villers-Bocage. L’ensemble des techniciens dresse un état des lieux des parcelles de céréales.

Pour éviter la fusariose, un programme fongicide «épiaison-floraison» est à envisager.
Pour éviter la fusariose, un programme fongicide «épiaison-floraison» est à envisager.
© Arvalis

En ce qui concerne les maladies, le risque septoriose est faible sur les variétés peu sensibles. La rouille jaune est peu présente mais les conditions climatiques restent favorables à son développement. De l’oïdium est également constaté essentiellement en craie et/ou semis tardifs sur variétés sensibles.

Septoriose
Du 15 mars au 23 avril, les conditions climatiques sont plutôt au sec avec un cumul de pluie sur le département inférieur de 30 à 50 % par rapport à la moyenne pluriannuel : 15 à 30 mm. Les quantités d’eau du 25 au 28 avril sont très variables selon les secteurs : 17 mm  à Forceville-en-Vimeu, 5 mm à Berteaucourt-les-Dames, 10 mm à Puchevillers,  6 mm à  Chaussoy-Epagny,  16,4 mm à Maucourt, 10 mm à Pys… Cet épisode pluvieux, à l’approche de la sortie de la dernière feuille, a pu entraîner des contaminations selon les situations.
D’après le modèle «Septolis» d’Arvalis-Institut du végétal, le risque septoriose est modéré à fort pour les variétés sensibles (Bergamo) semées avant le 20 octobre. Le déclenchement du premier traitement est prévu au stade «dernière feuille pointante». Un fongicide a donc été réalisé la semaine dernière à «dernière feuille pointante» afin de décaler les produits à base de «SDHI» (ADEXAR, LIBRAX, CERIAX, ELATUS PLUS, KARDIX…) au stade «dernière feuille étalée». Le risque est faible pour les semis les plus tardifs.
Dans les situations avec des variétés peu sensibles (Fructidor, LG Absalon, Chevignon), le risque est faible. Le déclenchement du fongicide pourra attendre l’étalement de la dernière Feuille. Le stade «dernière feuille Eéalée» est prévu entre le 5 et 20 mai, selon les situations.

Rouille Jaune
Les conditions climatiques sont toujours favorables au développement de la rouille jaune mais rappelons que le premier critère du risque reste la sensibilité variétale et que la grande majorité des variétés cultivées dans le département présente un bon niveau de résistance à la rouille jaune.
Le modèle «Yello» d’Arvalis indique un risque plus élevé que l’an passé sur les variétés très sensibles. Début avril, des foyers de rouille jaune sont constatés sur des variétés très sensibles (RGT Kilimanjaro, Nemo, Oxebo…) en bordure maritime et au sud d’Amiens. Ensuite, des pustules sont généralement observées sur les variétés sensibles sans protection fongicide «spécifique rouilles» (Alixan, Complice, Lyrik…).

Rouille Brune
Quelques pustules sont constatées, suite aux températures élevées du week-end de Pâques, sur les variétés sensibles (Creek, Mutic…). Ce sont les conditions climatiques des semaines à venir qui conditionneront son développement (températures supérieures à 15-20 °C et hygrométrie élevée).

Oïdium
De l’oïdium, principalement sur tige, est constaté depuis mi-avril, essentiellement en terres superficielles et/ou semis tardifs et variétés sensibles (Cellule, Fluor, RGT Sacramento). Si des conditions favorables à son développement (rosée nocturne, temps sec et ensoleillé la journée) sont présentes, la maladie continuera de se développer.

Symptômes physiologiques
Des taches physiologiques sont apparues sur certaines variétés suite aux variations de températures sur le mois d’avril (épisode de gelées matinales suivi de températures élevées).  Ces symptômes sont facilement observés sur Lyrik, RGT Libravo.

Stratégies fongicides
Lors de «l’épiaison-floraison», plusieurs fusarioses peuvent se développer : Fusariose roseum et Microdochium spp. Le traitement «épiaison-floraison» doit aussi relayer la protection contre la septoriose, les rouilles et dans quelques cas l’oïdium.
Règles de décision pour le dernier fongicide : Le premier facteur est la sensibilité variétale à la «Fusariose roseum», ensuite ce sont les conditions climatiques à «l’épiaison-floraison» qui conditionnent notre stratégie fongicide.
Dans les situations avec une variété peu sensible «Fusariose roseum», Advisor, Alixan, Apache Arkeos, Auckland,  Bergamo, Fluor, Fructidor, Lyrik, Oxebo, Ronsard, Rubisko, RGT Kilimanjaro, Terroir, Hystar, Chevignon, Filon, LG Absalon, RGT Sacramento, Tenor (5 sur épis),…le traitement visera la septoriose, les rouilles et Microdochium nivale.
Les situations à risque «Fusariose roseum»,  c’est à dire pour les variétés sensibles à l’accumulation de «DON» : Allez-y, Bermude, Boregar, Cellule, Chevron, Complice, Costello, Creek, Expert, Kws Dakotana, Nemo, RGT Cesario, RGT Libravo, Trapez, Triomph, LG Altamont, Mutic, Sanremo Pastoral, Amboise (3,5 sur épis), KWS Extase (4 sur épis), Unik (4,5 sur épis), implantées derrière maïs, surtout en l’absence de travail du sol, nécessitent un traitement spécifique au moment de la sortie des étamines (qui plus est en cas de pluie et températures élevées).
Ces mêmes variétés sensibles si elles sont implantées en dehors des précédents maïs recevront un traitement anti-fusariose, uniquement si le climat à la floraison est annoncé très pluvieux.
Nous ne connaissons pas la sensibilité variétale à la Microdochium M. nivale. Il n’existe pas de note de sensibilité à Microdochium spp.

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