Aller au contenu principal

Coopération
Campagne 2019 record pour Sana Terra

La campagne 2019 a été excellente pour Sana Terra, et celle de 2020 semble aussi sur de bons rails. La coopérative faisait le point lors de son assemblée générale le 10 décembre.

Le président, Pierre Delignières (à g.), et le directeur, Jean-François Florin (à dr.), annoncent «la meilleure collecte de l’histoire de Sana Terra après 2015».
© D. R.

220 000 t de céréales collectées et 90000 t de pommes de terre: «en 2019, nous avons réalisé la meilleure collecte de l’histoire de Sana Terra après 2015», annonçait Pierre Delignières, président de la coopérative, lors de l’AG le 10 décembre. Son directeur, Jean-François Florin, affirme même que «la coopérative va bien. Et cela est rendu possible grâce à la conjugaison de plusieurs facteurs : la logique de proximité, la maîtrise des coûts et l’engagement humain». Le chiffre d’affaires de 83,3 M€* est d’ailleurs en constante évolution. Concernant les céréales, 84,30 % des volumes collectés concernent le blé, qui s’est avéré «facile à commercialiser du fait de sa quantité (plus de 100 qx/ha) et de sa qualité» : 11,37 % de protéines, un PS de 80 kg/hl et 12,10 % d’humidité. 30 % est à destination de la meunerie, 30 % pour l’amidonnerie, 33 % pour le fourrager, 5 % pour les biscuits et 2 % à l’export. «Pour les adhérents engagés en prix moyen, le prix nal s’est élevé à 163,78 E/t. C’est le meilleur prix des Hauts-de-France, aussi bien pour les coopératives que pour les négoces», se félicite Jean-François Florin. Les autres volumes concernent de l’orge, du colza et du maïs. «Les pois marbrés, pois jaunes, féveroles et avoine noire représentent chacun moins de 1 % de la collecte, mais ces filières ont toute leur importance.»

La pomme de terre : le point fort

Sana Terra est particulièrement ère de sa filière pomme de terre. «Avec 90 098 t exactement, 118 producteurs et 14 M€ de chiffre d’affaires, c’est une diversification réussie, sourit PierreDelignières. Nous avons su faire preuve de sérieux envers nos clients comme envers nos producteurs.» Les clients, que sont Pepsi, Brets, Croky ou encore Mydibel, sont à 78 % basés en Belgique. «Une proximité qui est un réel avantage en termes de transport», note Romaric Ruin, en charge de la filière. «Cette activité rentable est cependant risquée», prévient le président. Pour faire face à d’éventuels coûts durs, et en même temps de respecter l’équité entre les producteurs de pomme de terre et les non-producteurs, la coopérative a donc décidé de constituer une cagnotte de 1,6 M€.
Le contexte de crise sanitaire et économique, avec la fermeture de la RHD, et les pluies au moment des arrachages, ont fait passer «de courtes nuits» aux responsables. «Finalement, au 14 juillet, tous les contrats étaient expédiés.» Plus de peur que de mal. Romaric Ruin croit en l’avenir de la filière : «cette année encore, le contexte s’avère favorable à la culture, surtout pour les variétés fritables».
Les semences montrent elles aussi une belle évolution, avec 3,4 M€ de chiffre d’affaires. «L’activité connaît un rebond pour la deuxième année consécutive, grâce à une stratégie de commercialisation adaptée aux attentes du marché et des outils de conditionnement améliorés», justifie le directeur. Il s’agit à 70 % de céréales à paille, à 15 % de Cipan, puis d’un peu de maïs, colza, oléagineux... «Avec 500 000 € de chiffre d’affaires, l’activité Cipan progresse de plus de 50 % encore cette année», note Jérôme Broquet, en charge de la filière.
Pour la campagne en cours, la coopérative table sur - 3 % de collecte par rapport à la précédente, ce qui reste un beau résultat : «Nous sommes en route vers notre deuxième meilleure année.» Avec presque 400 000 qx/ha, la production de semences devrait même être un record. Sana Terra annonce un complément de prix au 31 décembre «et il y en aura d’autres en 2021 quand tout sera commercialisé». Elle annonce également une prime d’engagement de 10 €/t et 20 % du tonnage engagé garanti à 170 €/t minimum si en- gagement précoce.

L’objectif de la coopérative est désormais de sortir de la crise économique mondiale. «Cela passe par la mise en pratique de notre choix de conserver la vente des produits phytos, par la poursuite de la modernisation de notre outil et la recherche de valeur ajoutée pour les adhérents», résume Jean- François Florin.

 

* Répartition des 83,3 M€ de chiffre d’affaires : 50 % céréales, 27 % approvisionnements, 19 % pommes de terre et 3 % semences. En termes de marge brute : 29 % céréales, 42 % approvisionnements, 13 % semences et 16 % pommes de terre.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Les 54 saisonniers retenus ont participé à une journée d’essais sous l’œil attentif de Fabien Deguehegny, un des associés de la SCEA Biosources.  Premiers «vrais» désherbages prévus mi-mai. 
Recruter 52 saisonniers locaux pour le désherbage : pari gagné
La SCEA Biosources, à Méharicourt, a converti 163 ha en bio, dont 80 ha de légumes. Un des enjeux était de recruter une…
Aujourd’hui, il n’est pas possible de planter les pommes de terre en direct dans la pré-butte. Un travail sur le couvert est encore à mener pour y parvenir. 
Le pré-buttage d’été pour limiter l’érosion : rêve ou réalité ?
Jean-Paul Dallene, installé à Oppy (62), pratique le pré-buttage d’été pour ses pommes de terre depuis trois ans. Même si la…
Douze-mille personnes avaient participé à l’édition 2019 d’Ailly-le-Haut-Clocher.
Plaine en fête 2021 ? Oui !
Covid ou pas, les Jeunes agriculteurs de la Somme ont décidé d’organiser Plaine en fête cette année. L’édition devra certainement…
Pulvé
Dans le Nord, une commune de Flandre fait de l'anti-agribashing
Dans une publication sur le réseau social Facebook, une élue de la commune d'Hondeghem, dans les flandres, tente d'expliquer à…
450 hectares de betteraves à ressemer dans la Somme
Au 20 avril, la CGB estime autour de 4 500 hectares la surface de betteraves sucrières endommagées par l’épisode de gel dans les…
Hugues d’Hautefeuille a testé plusieurs itinéraires culturaux dans ses micro-parcelles, à Monsures. 
Une filière orties émerge en Hauts-de-France
L’ortie est une plante qui pousse partout où on ne la souhaite pas. Pourquoi ne pas la cultiver pour en tirer des bénéfices ? C’…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde