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Campagne betteravière : déjà un tiers de fait

Les rendements atteignent les 80 tonnes et l'on devrait dépasser légèrement les 83 tonnes au terme de la campagne.

© AAP


A la mi-octobre le tiers des surfaces de betteraves étaient arraché dans la Somme. La campagne a démarré dans des conditions un peu humides qui se sont ensuite améliorées. Ceci explique les faibles niveaux de tare terre enregistrés pour la semaine dernière : 7% à Boiry, 5,7% à Attin, 10% à Eppeville, 8,7% à Roye, et 13% à Sainte-Emilie où, rappelons-le, le déterrage n'est pas pratiqué. "On était très serein jusque là, mais les fortes quantité de pluie tombées sur le département, en particulier à l'Est, depuis le week-end dernier ont suscité quelques inquiétudes pour l'approvisionnement des usines", indique Etienne Lenaerts, directeur de l'Asbs (Association syndicale betteravière de la Somme).
Pour ce qui est des rendements et de la richesse, ils ont naturellement progressé. "C'est conforme à nos prévisions, mais on pouvait peut-être espérer mieux", commente Etienne Lenaerts. La richesse dépasse les 18° pratiquement partout et le rendement à 16 se situe autour de 80 tonnes. En un mois, une dizaine de tonnes a été gagnée. Par exemple, entre les semaines 39 et 41, Boiry est passé de 73 tonnes à 16 à 81 tonnes, Attin de 67 à 76 tonnes. Au terme de la campagne, on devrait globalement approcher de l'objectif, c'est à dire dépasser légèrement le rendement de 2012 qui s'élevait à 83,8 tonnes à 16.
Autre caractéristique de cette campagne, les betteraves ont un petit collet. D'où une tare collet plutôt faible, autour de 8-8,5% contre 10% l'an dernier.

Plus de décolletage à Attin
Cette année, les planteurs du secteur d'Abbeville livrant à Attin sont concernés par la modernisation de la réception des betteraves, une expérimentation qui est également menée dans les sucreries d'Escaudoeuvres (59), Sillery (51) et Erstein (67). Le décolletage a été supprimé, l'industriel achète la betterave entière avec un abattement forfaitaire de 7% pour compenser le collet et la baisse de richesse. Le contrôle porte sur la présence de pétioles et de feuilles sur les racines à partir d'un échantillon de 50 à 70 kg de betteraves. Au-delà d'un certain seuil, le silo est considéré comme trop feuillu et une pénalité est appliquée.
"On peut dire que si au départ des silos présentaient trop de verts, aujourd'hui cela va beaucoup mieux. Très peu de silos sont pénalisables", indique Etienne Lenaerts. "Ce mode de réception permet en tout cas d'avoir une véritable appréciation de la qualité de l'arrachage. Le but est de dissuader les planteurs de livrer les feuilles, ajoute-t-il. Selon les résultats, on peut faire remonter un peu les scalpeurs pour optimiser le rendement. Sur le plan technique, cela permettra de gagner en efficacité".

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