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CAPa métiers de l’agriculture : il reste des places au CFPPA

Le Centre de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA) Haute-Somme a ouvert cette année un nouveau CAPa pour les métiers de l’agriculture.

Le Conseil régional des Hauts-de-France a mis en place un plan apprentissage pour encourager les entreprises à recruter des appentis.
Le Conseil régional des Hauts-de-France a mis en place un plan apprentissage pour encourager les entreprises à recruter des appentis.
© © CFPPA Haute-Somme


Accueillant deux centres (le lycée agricole et le Centre de formation professionnelle et de promotion agricole), répartis sur deux sites (Péronne et Ribemont-sur-Ancre), l’Etablissement public local d’enseignement et de formation professionnelle agricole de la Haute-Somme (EPLEFPA) relance cette année, après cinq ans d’arrêt, le CAPa métiers de l’agriculture avec, pour spécialité, les grandes cultures. Tout sauf un hasard dans ce territoire à l’est du département où les surfaces agricoles sont dédiées, pour l’essentiel, aux céréales. Or, les exploitants agricoles de ce secteur peinent à trouver des apprentis.
Une quinzaine d’entre eux ont donc décidé de solliciter l’établissement pour qu’une formation sur les grandes cultures soit ouverte. «Outre cette demande, nous savions aussi que quelques jeunes du territoire partaient en internat à Abbeville pour trouver une formation similaire, ce qui induisait aussi un manque de proximité géographique pour les maîtres d’apprentissage. Or, notre mission est de répondre aux besoins du territoire. Les contraintes réglementaires ayant été levées, notamment sur l’utilisation des machines par les jeunes, nous avons décidé de rouvrir le CAPa métiers de l’agriculture, qui peut accueillir des jeunes, comme des adultes», précise Emilie Mahon, directrice du Centre de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA).
A la date du 15 septembre dernier, neuf jeunes étaient inscrits au CAPa Métiers de l’agriculture, dont cinq ayant trouvé un maître d’apprentissage, les quatre autres cherchant toujours. Mais, pour assurer la formation, l’établissement doit avoir au moins sept jeunes ayant un contrat d’apprentissage.

Formation dispensée et débouchés
Tous les enseignements théoriques délivrés dans le cadre de ce CAPa, tels que les mathématiques ou le français, par exemple, sont orientés sur des aspects pratiques. Quant aux enseignements pratiques, ils portent à la fois sur la conduite des machines en toute sécurité, le chaumage, le déchaumage, etc. Pour ce faire, l’EARL du Pressoir, à Halles, a mis à disposition de l’établissement une parcelle et du matériel. «De la sorte, les compétences acquises sont applicables directement sur le terrain», traduit la directrice du CFPPA. Au menu : une formation sur tous les modes de production : agriculture de précision, agriculture écologiquement intensive et agriculture biologique.
L’enseignement, sur deux ans, est réparti entre douze semaines par an au centre de formation et le reste en entreprise. Les congés sont fixés avec l’entreprise.
Pour y accéder, les candidats doivent avoir entre seize et trente ans à la signature du contrat d’apprentissage. Un jeune qui a quinze ans entre la rentrée et le 31 décembre peut également s’inscrire en apprentissage à condition qu’il ait terminé l’enseignement de
la 3e. Cette formation donne la possibilité, pour ceux et celles qui le souhaitent, de poursuivre vers un bac pro, un certificat de spécialisation ou un brevet professionnel.
Quant à ses débouchés, ils portent essentiellement sur des postes d’ouvriers qualifiés dans les entreprises agricoles spécialisées en grandes cultures, comme sur des postes d’employés dans les entreprises de travaux agricoles, les Cuma (conduite de matériel, etc.). Mais, pour y accéder, les jeunes doivent d’abord décrocher un contrat d’apprentissage.

Primes régionales à l’apprentissage
Tout a été mis en œuvre pour faciliter les démarches tant pour les jeunes que pour les maîtres d’apprentissage. Ainsi, le Conseil régional des Hauts-de-France a mis en place un plan apprentissage pour encourager les entreprises à recruter des appentis afin de dynamiser l’entrée des jeunes sur le marché du travail. Ce plan propose notamment des aides financières très intéressantes que les entrepreneurs peuvent calculer à partir du simulateur d’aide aux employeurs au site de la Région (1).
A titre d’exemple, pour un jeune apprenti CAPa en première année, le coût de revient pour une entreprise de trois salariés est de 4 605 €, soit 383 € par mois. Sur ces 4 605 €, l’employeur recevra 3 000 € d’aides financières, soit 666 € par mois. Au total, au titre de la première année, le coût net est de - 3 395 €, soit - 283 € par mois. Ce résultat est évalué en fonction des planchers légaux (pourcentage du Smic : 25 %). Quoi qu’il en soit, le montant des aides est supérieur au coût salarial pour l’employeur. Enfin, pour ceux qui embaucheraient un apprenti reconnu travailleur handicapé, ils peuvent percevoir des aides de l’Agefiph.

(1) http://www.hautsdefrance.fr/simulateur-daides-aux-employeurs-dapprentis

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