Aménagement du territoire
Ce collectif qui appelle les maires à « résister » contre l’éolien
A quelques semaines des élections municipales, la Fédération Stop éoliennes Hauts-de-France adresse une lettre ouverte aux maires et candidats pour s’opposer au dialogue avec les développeurs éoliens.
A quelques semaines des élections municipales, la Fédération Stop éoliennes Hauts-de-France adresse une lettre ouverte aux maires et candidats pour s’opposer au dialogue avec les développeurs éoliens.
Les mots sont durs, la charge est violente. Dans une lettre adressée aux maires et candidats aux élections municipales, la Fédération Stop éoliennes Hauts-de-France n’y va pas par quatre chemins pour chercher de nouveaux soutiens dans son combat : mettre un terme au développement de l’éolien dans la région Hauts-de-France. C’est depuis le village de Montagne-Fayel, qualifié de « village martyr » en raison du nombre de mats sur la commune que l’association présidée par Bénédicte Leclercq de Hautecloque-Coste a animé une conférence de presse, ce lundi 2 février, pour présenter son appel… aux maires et candidats aux prochaines élections municipales.
Débat nécessaire
Pour la Fédération Stop éoliennes Hauts-de-France, les projets éoliens « sèment la zizanie dans les villages, défigurent nos paysages et sont inutiles du point de vue écologique et énergétique ». Toujours selon ce collectif, la course au développement éolien aurait eu un effet négatif sur la facture d’électricité des Français en « la faisant doubler au cours des quinze dernières années. » L’appel est donc clair : « Nous vous demandons de vous placer du côté de l’intérêt général, de votre population, des entreprises de votre territoire (…) en refusant tout dialogue, toute étude avec les promoteurs éoliens et photovoltaïques (…), en votant systématiquement contre tout projet éolien, y compris le repowering, de voter contre tout projet d’agrivoltaïsme et pour les projets en cours, d’exiger dans les documents d’urbanisme que les éoliennes les plus hautes soient désormais repoussées à 1 000 mètres des premières habitations et non à seulement 500 mètres comme le prévoit la loi. »
Pour Jean-Michel Serres, membre du bureau de Vent debout en Santerre, ancien conseiller régional des Hauts-de-France, conseiller municipal à Montdidier et candidat en mars prochain, « le débat sur l’énergie devrait être primordial dans la campagne des municipales. » Or selon lui, cela n’est pas le cas. Il constate en effet une « frilosité » des maires et élus d’intercommunalités à « organiser des débats et à aborder le sujet. »
Soutenue par le Conseil régional
Au-delà du calendrier politique, si la Fédération Stop Éolien Hauts-de-France « cible » les maires, « c’est parce que ce sont eux, comme les propriétaires fonciers, qui ont les clés pour empêcher de nouvelles implantations sur leurs communes », assure la présidente du collectif. Se présentant toujours comme « le petit pot de terre », la Fédération Stop éolien Hauts-de-France revendique l’adhésion d’une soixantaine d’associations d’opposants à l’installation d’éoliennes dans la région, et le soutien du Conseil régional des Hauts-de-France, duquel elle touche une subvention lui permettant de financer divers recours.