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Ce que la profession agricole attend de nos futurs députés

À quelques jours du premier tour des élections législatives, le président de la FDSEA de la Somme, Denis Bully a répondu à nos questions après avoir invité les candidats de plusieurs circonscriptions à s’exprimer sur le futur de l’agriculture. 

Denis Bully rappelle les enjeux liés à la défense de l'agriculture à l'assemblée  nationale et s'inquiète du manque de débat avec certaines formations politiques.
Denis Bully rappelle les enjeux liés à la défense de l'agriculture à l'assemblée nationale et s'inquiète du manque de débat avec certaines formations politiques.
© © X. F.

Du point de vue de la profession agricole que vous représentez, qu’est-ce qu’un «bon» député ? 

Un bon député, c’est celui qui prend l’intérêt de sa circonscription pour le porter dans le débat national. C’est quelqu’un qui a une vision différente d’un cabinet ministériel et qui saura la confronter. C’est quelqu’un qui a une expérience de terrain, qui est à l’écoute de son territoire et des préoccupations, qu’il s’agisse d’agriculture, mais pas seulement. 

 

Considérez-vous que l’agriculture ait bénéficié d’une juste place dans les dernières campagnes électorales ?

Non, mais cela aurait pu être pire… Entre le premier et le second tour de l’élection présidentielle, on a assisté à une course à l’échalote sur les questions liées à l’écologie, avec beaucoup de propositions qui auraient pu se heurter aux enjeux agricoles. Heureusement, la pression semble un peu être retombée. Dans la campagne pour les élections législatives, j’aurai aimé qu’on parle un peu plus de souveraineté alimentaire. Cette question est centrale, et pourtant, elle est loin d’être résolue. Les lignes n’ont pas beaucoup bougé. Le revenu agricole, le renouvellement des générations d’exploitants comme de salariés, l’aménagement du territoire sont aussi des sujets importants.

 

Que ressort-il des rencontres avec les candidats que vous avez organisé. Ont-elles servi à faire passer des messages ou à écouter des propositions ? 

Nous avons tenu à leur délivrer un message de vérité. Ils ont pu entendre les préoccupations de responsables professionnels, mais aussi d’agriculteurs «lambda», qui se sont livrés sur ce qu’ils vivent au quotidien. Face à nous, Aucun candidat n’a tenu de propos de rupture avec nous. Tous ont été bienveillants. Mais une fois élus, tiendront-ils le même discours ? Ne seront-ils pas tentés de suivre la doctrine de leur parti ? 

 

Comment expliquer que des formations n’aient pas répondu à l’invitation ? 

Il faudrait le leur demander ! Peut-être par peur du débat ou par obscurantisme. Nous avons noté que certaines formations présentent des candidats dont on ne sait rien et pour lesquels nous n’avons pas réussi à trouver les coordonnées. 

Ce qui inquiète le plus, c’est de voir que certaines formations politiques «exotiques» frisent les résultats de partis plus traditionnels et plus modérés dans les intentions de vote. Cela doit forcément nous interpeller. Malheureusement, dans ces partis, on retrouve des gens avec lesquels il est difficile de discuter. C’est en tous cas ce que leur absence à nos réunions nous dit d’eux.

 

Quelle sera, selon vous, la participation du monde agricole à ce scrutin ? 

Comme à chaque élection, les agriculteurs seront au rendez-vous. Je n’ai aucun doute là-dessus. Les agriculteurs sont attachés à la vie démocratique. Nous souhaitons en tous que la participation soit la plus large possible pour que les députés qui seront élus demain tirent leur légitimité d’un vote populaire.

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