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Cellule Horizon : la MSA vient en aide aux souffrants du milieu agricole

Un numéro d’alerte et au bout du fil, des professionnels de la MSA, qui proposent un accompagnement sur-mesure. Depuis un an, la cellule Horizon soutient les personnes en détresse.

Pour la MSA, «chacun doit être à l’écoute des autres. Plainte, isolement… Un simple appel peut éviter le pire».
Pour la MSA, «chacun doit être à l’écoute des autres. Plainte, isolement… Un simple appel peut éviter le pire».
© L. D. D.


Un voisin, un ami, une connaissance en détresse. Désormais, depuis le 6 décembre dernier, chaque personne témoin d’un mal-être peut avertir la cellule Horizon de la MSA, avec le consentement de la personne concernée. «Nous avons mis en place une nouvelle forme de contact et d’accompagnement dédiée aux personnes en situation fragile, entièrement gratuite, pour les affiliés à la MSA, indique Eric Aernoudts, directeur adjoint en charge de la protection sociale. Mais attention, nous ne sommes sûrement pas une antenne de soin, ni une cellule d’urgence. Si la vie d’une personne est en jeu, ou que la situation est vraiment critique, il faut contacter le Samu !»
Le fonctionnement est simple, il suffit de contacter le guichet unique de la MSA, et de demander la cellule Horizon. Celle-ci est composée de quatre professionnels, dont un médecin du travail, une infirmière, un conseiller social et un conseiller en protection sociale. La personne concernée sera contactée sous quatre jours. Une rencontre physique peut ensuite être envisagée à domicile. En fonction des problèmes, un accompagnement adapté lui sera proposé, avec un suivi régulier, à plus ou moins long terme. Tous les services de la MSA sont alors mis à contribution. Le respect de chacun, la neutralité et la confidentialité sont bien sûr garantis.
Patrick Jacob, de la MSA, précise : «Nous apportons avant tout une écoute. Souvent, nous proposons ensuite un service de remplacement pour prendre en charge l’exploitation, et nous offrons quelques jours de répit, en dehors de l’exploitation, à l’agriculteur et sa famille. Cela peut parfois suffire à repartir sur de bonnes bases. L’orientation médicale, ou même une réorientation professionnelle, peuvent aussi être des solutions.» Les conseillers peuvent également orienter vers des ateliers, régulièrement organisés à la MSA, pour appréhender les visites des contrôleurs, bien gérer les démarches administratives ou concilier la vie de famille et la vie professionnel. Bref, des clés pour remettre de l’ordre dans ses idées et repartir sur de bonnes bases.

Quarante-sept prises en charge
Le dispositif semble porter ses fruits, puisqu’au premier semestre 2017, cinquante-huit situations ont été orientées par des témoins d’un malaise. Parmi elles, onze n’ont pas été incluses ; les quarante-sept autres appels ont aboutis. Il s’agit de trente-six hommes et de onze femmes, pour la plupart âgés de quarante-cinq à cinquante-quatre ans, gérants d’exploitations. «Mais nous sommes également venus en aide à des retraités, des jeunes, des salariés agricoles ou des proches d’agriculteurs», précise Patrick Jacob. Vingt-sept d’entre eux habitent dans l’Aisne, principalement en Thiérache, onze dans la Somme et huit dans l’Oise.
Pour alerter, la MSA compte sur ses élus, «premières sentinelles, car sur le terrain». «Mais chacun doit être à l’écoute des autres. Un simple appel peut éviter le pire», confie Patrick Jacob. Dans les prochains mois, la MSA pense mettre en place des formations pour apprendre à détecter les cas à risque, après de élus et des OPA dans un premier temps, «puis, pourquoi pas à l’ensemble des citoyens du milieu agricole».

Contact : appeler le centre MSA de Picardie au 03 22 80 60 02 et demander la cellule Horizon. Composer le 15 en cas d’extrême urgence.

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