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Céréales : les exportations toujours au ralenti

Les embarquements vers l’Algérie ont chuté de 44 % au cours des quatre premiers mois de la campagne 2016-2017.

Les embarquements vers l’Algérie, destination majeure et traditionnelle du blé français, dégringolent même de 44 % 
à 894 000 t.
Les embarquements vers l’Algérie, destination majeure et traditionnelle du blé français, dégringolent même de 44 %
à 894 000 t.
© Sénalia


Lors de son conseil spécialisé des céréales du 10 novembre, FranceAgriMer a revu en très légère hausse son estimation de production de blé tendre en 2016 à 28,15 millions de tonnes (Mt) (+107 000 t). De ce fait, la collecte (26,2 Mt) progresse de 68 000 t par rapport au mois dernier. Les prévisions d’utilisation sur le marché français sont inchangées pour la meunerie (5 Mt) et l’amidonnerie (3 Mt). FranceAgriMer prévoit en revanche une utilisation plus importante de blé tendre par les fabricants d’aliments du bétail (+ 100 000 t à 5,4 Mt).
L’activité export continue d’être pénalisée par la faiblesse des disponibilités. Si les prévisions de ventes de blé tendre vers les pays tiers sont maintenues en fin de campagne à 4,7 Mt (contre 12,6 Mt en 2015-2016), la chute des exportations atteignait 28 % à 1,9 Mt sur la base des statistiques douanières des trois premiers mois de la campagne 2016-2017 et d’estimations pour le mois d’octobre. Les embarquements vers l’Algérie, destination majeure et traditionnelle du blé français, dégringolaient même de 44 % à 894 000 t, et celles vers l’Afrique sub-saharienne de 40 % à 477 000 t.
L’augmentation des ventes observée sur l’Asie (168 000 t contre 28 000 t l’an passé) résulte essentiellement des achats de l’Inde en juillet (plus de 100 000 t). FranceAgriMer table également sur un recul de 115 000 t des ventes vers les pays de l’Union européenne (UE) à 6,3 Mt, principalement à destination des Pays-Bas et, dans une moindre mesure, de l’Espagne et de l’Allemagne. L’organisme public maintient des importations à 700 000 t contre 433 000 t en 2015-2016. Au final, le stock de report présent sur le marché est prévu en fin de campagne à 2,48 Mt (+ 43 000 t), en dessous de la moyenne quinquennale (2,75 Mt).

Orge et maïs
Après quatre mois de campagne, les exportations d’orge vers les pays tiers sont également en très forte baisse par rapport à l’an passé à la même date : - 73 % à 631 000 t. La hausse des volumes vers le Maghreb (+ 50 000 t) et vers l’Arabie Saoudite (+ 59 000 t) est loin de compenser la chute vertigineuse (- 85 %) des expéditions vers la Chine (320 000 t au 31 octobre contre 2,13 Mt l’an passé). En fin de campagne, la France ne devrait exporter que 1,4 Mt d’orge contre 1,6 Mt prévus à la mi-octobre et 4,6 Mt en 2015-2016. Les prévisions de ventes vers les pays de l’UE sont passés de 150 000 t à 2,8 Mt. Les utilisations par les fabricants d’aliments du bétail sont, quant à elles, maintenues à 1,3 Mt. On s’orienterait donc vers un stock de report présent sur le marché de 2,2 Mt, soit le double de la moyenne quinquennale (1,1 Mt).
Concernant le maïs, FranceAgriMer a diminué en un mois son estimation de production de 392 000 t à 11,8 Mt. La collecte est également revue à la baisse : - 380 000 t à 10,45 Mt. Les utilisations par les fabricants français d’aliments du bétail sont réajustées à 2,3 Mt (- 100 000 t), de même que les ventes vers l’Union européenne (- 25 000 t à 4,76 Mt), en raison de prévisions moins optimistes vers plusieurs Etats-membres. A contrario, les prévisions d’exportations vers les pays tiers restent inchangées à 250 000 tonnes. Au final, le stock de report présent sur le marché a été allégé de 250 000 t à 2 Mt, légèrement inférieur (- 100 000 t) au niveau moyen des cinq dernières campagnes.
FranceAgriMer a revu, enfin, à la hausse son estimation de collecte de blé dur à 1,45 Mt (+ 58 000 t). L’organisme public confirme des utilisations par les fabricants d’aliments du bétail à hauteur de 200 000 t. Les prévisions d’utilisation par la semoulerie française sont maintenues à 450 000 t. Les prévisions d’exportations sont inchangées : 630 000 tonnes à destination de nos voisins européens et 170 000 tonnes vers les pays tiers, face aux risques de problèmes qualitatifs rencontrés par le Canada pour exporter vers l’Italie ou les pays du Maghreb. Dans ce contexte, le stock de report présent sur le marché a été rehaussé de 58 000 t à 154 000 t.

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