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Cérèsia relance la culture du pois avec Roquette

La coopérative a profité d’un rendez- vous technique sur le pois et la féverole pour afficher sa volonté de créer avec Roquette une filière de pois de printemps en Picardie, autour de l’usine de Vic-sur-Aisne.

Alors que la sole française de pois a dégringolé depuis les années 1990, elle pourrait profiter d’un renouveau.
Alors que la sole française de pois a dégringolé depuis les années 1990, elle pourrait profiter d’un renouveau.
© V. Marmuse/CAIA



Le groupe coopératif Cérèsia et l’industriel Roquette ont présenté, le 19 novembre lors d’un colloque de l’institut technique Terres Inovia, leur récente démarche en filière qui permet de relancer la culture du pois. «Pour notre troisième campagne depuis le lancement du projet en 2017, les surfaces de pois ne cessent d’augmenter», a indiqué Valentin Seguin, chargé de mise en marché du collecteur marnais. Un succès qui a valeur d’exemple. La sole française de pois a dégringolé depuis les années 1990 : après avoir dépassé les 700 000 hectares, elle représente aujourd’hui moins de 180 000 hectares, selon les chiffres présentés au «carrefour pois et féverole» à Paris. «Cette baisse des surfaces nationales impose un changement de paradigme, a déclaré Gwenolé Pasco (Roquette). Il s’agit de bâtir une filière d’approvisionnement.» Alors qu’au début de la décennie, Cérèsia collectait 50 000 tonnes de pois, les volumes sont ensuite tombés à 4 000 tonnes. Le manque de rentabilité est en cause, avec «des prix pas forcément bons», «des rendements décevants», selon Valentin Seguin. D’où la volonté de créer avec Roquette une filière de pois de printemps en Picardie, autour de l’usine de Vic-sur-Aisne.

Un accompagnement technique proposé
Un contrat de production est passé entre collecteur et agriculteur, sur la base d’un engagement de surfaces assorti d’une prime de 20 à 40 € la tonne par rapport au pois standard. Cérèsia diffuse un guide technique, via son service agronomique, qui respecte le cahier des charges défini avec Roquette, excluant par exemple des traitements phytos. «Nos clients sont de plus en plus regardants sur les résidus de pesticides, a signalé Gwenolé Pasco. Cela nécessite la mise en place d’un itinéraire technique spécial.» La démarche porte ses fruits. Cérèsia affiche une remontée de ses tonnages de pois qui, après être tombés à 4 000 tonnes, atteignent 10 à 15 000 tonnes.

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