Aller au contenu principal

Ces oiseaux qui «aiment trop» les champs fraîchement semés

Destruction du pigeon ramier, de la corneille noire et du corbeaux freux, qu’en est-il depuis le 1er mars ?
Le point avec Samuel Decerf, conseiller à la FDSEA de la Somme.

Pour les corvidés, la chasse s’est terminée le 28 février. Depuis le 1er mars et jusqu’au 31 mars, la destruction à tir  est autorisée et ce, sans formalités.
Pour les corvidés, la chasse s’est terminée le 28 février. Depuis le 1er mars et jusqu’au 31 mars, la destruction à tir est autorisée et ce, sans formalités.
© Pixabay

La période de chasse est clôturée sauf pour le sanglier, pour lequel la fermeture est au 31 mars.

Chaque mot ayant son sens, au-delà des dates de fermeture, on parle non plus de chasse mais de destruction, principalement en vue de protéger les cultures contre les pigeons ramiers ou les corvidés classés nuisibles (ou Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts) sur tout le territoire départemental. Depuis le 21 février et jusqu’au 1er avril, les pigeons ramiers peuvent être tirés à poste fixe matérialisé de main d’homme en tous lieux et sans formalités.

Au-delà du 1er avril, comme chaque année, une autorisation préfectorale individuelle délivrée par la DDTM sera nécessaire ; la demande (au préalable, obligation de mettre un système d’effarouchement) se fait en ligne sur le site de la préfecture.

À noter qu’en deçà de 3 ha, un seul poste fixe est autorisé. Au-delà de 3 ha : un poste fixe par fraction de 3 ha. Le poste fixe ne doit être occupé que par une seule personne et le nombre de délégataires nommés et désignés ne peut excéder deux personnes par fraction de 3 ha.

Pour les corvidés, la chasse s’est terminée le 28 février. Depuis le 1er mars et jusqu’au 31 mars, la destruction à tir est autorisée et ce sans formalités. À partir du 1er avril, une demande en ligne auprès de l’administration sera nécessaire. Idem aux pigeons ramiers, il y a obligation de mettre au préalable un système d’effarouchement.

Rappel réglementaire : 

- Tirs autorisés de jour, 

- Interdiction de tirs dans les nids, 

- Piégeages et appelants interdits pour les pigeons ramiers

- Appelants possibles pour les corvidés mais pas d’oiseaux morts

En fin de saison de destruction, il est indispensable de donner un bilan (site de la préfecture) car c’est un argument essentiel pour constituer un dossier probant des nuisibles dans le département. On compte sur chaque exploitant pour sa contribution.

Pour plus d’informations, contactez Samuel Decerf, conseiller à la FDSEA80 au 03 22 53 30 33

 

Quelle est la réglementation pour un canon effaroucheur ?

Laurent a installé un canon effaroucheur dans sa parcelle. Son voisin agacé se plaint du bruit et souhaite porter plainte.
Quelle est la réglementation ?
L’installation d’un canon effaroucheur ne peut se faire qu’à une distance minimum de 200 m  des immeubles occupés ou habituellement occupés par des tiers.

Il n’existe pas de réglementation nationale concernant l’usage des effaroucheurs à oiseaux de type canon. Mais, il existe une réglementation générale sur le bruit dans le code de la santé publique et Code de l’environnement. L’article R 1336-5 du Code de la santé publique précise qu’«Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme, dans un lieu public ou privé, qu’une personne en soit elle-même à l’origine ou que ce soit par l’intermédiaire d’une personne, d’une chose dont elle a la garde ou d’un animal placé sous sa responsabilité.» Lorsque le bruit a pour origine une activité professionnelle notamment agricole, l’atteinte à la tranquillité ou à la santé de l’homme est caractérisée par le dépassement de l’émergence globale à la limite légale fixée par le Code de la santé publique.
Par contre, des arrêtés préfectoraux, voire municipaux peuvent exister. Dans le département de la Somme, un arrêté préfectoral portant réglementation sur les bruits de voisinage a été pris le 20 juin 2005. Celui-ci prévoit en son article 7.6 les conditions d’utilisation des appareils destinées en agriculture à effaroucher les animaux prédateurs. Il restreint et limite leur utilisation à quelques jours durant lesquels une récolte de fruits, de légumes ou des semis sensibles sont à protéger. De même, son implantation ne pourra se faire qu’à une distance minimum de 200 m des immeubles occupés ou habituellement occupés par des tiers. Le non-respect de cette distance devra rester exceptionnel et nécessitera l’accord préalable des tiers concernés. Il en est de même pour tout autre dispositif bruyant destiné à cet usage. Leur fonctionnement est interdit de 22h à 6h du matin.
Enfin, le maire doit prévenir les troubles à la tranquillité publique en prenant les mesures nécessaires à la lutte contre les bruits de voisinage. Le maire dispose d’un pouvoir de police générale (prévu par le Code général des collectivités territoriales) et d’un pouvoir de police spéciale (prévu par le Code de la santé publique). Le responsable de bruits d’activités encourt (Articles R1337-6 à R1337-9 du CSP) : une amende de 5e classe (jusqu’à 1 500 €) ; en cas de récidive, une amende de 3 000 € ; et la confiscation de l’appareil.
Avant d’en arriver là, le voisin de Laurent devra démontrer le non-respect de la réglementation et/ou l’excessivité du bruit lui causant un préjudice. S’agissant de bruits ayant une origine professionnelle (élevages, agriculture…), un constat avec mesures acoustiques sera nécessaire. En effet, même en journée, la législation fixe une limite à ne pas dépasser au niveau des décibels. Laurent pourra, cependant, faire valoir qu’il s’agit d’un bruit ponctuel nécessaire à la protection de sa culture.
Caroline Prévost, Juriste FDSEA 80 
03 22 53 30 31
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

mouflon en baie de Somme
Trop de mouflons et de sangliers en baie de Somme, une battue organisée

Face à la progression des dégâts agricoles et aux déséquilibres écologiques sur le littoral samarien, l’État et les acteurs…

Terres et Eaux en procédure de sauvegarde chasse pêche outdoor
Terres et Eaux, l’enseigne emblématique de l’équipement outdoor, dans les ronces

Le Tribunal de commerce de Lille-métropole a ouvert le 19 janvier 2026 une procédure de sauvegarde à l’encontre de…

Prix 2026 : la douche froide pour les producteurs de Vecquemont

L’industriel Roquette a précisé le prix de base des pommes de terre fécule pour 2026. Comme attendu, car annoncé lors de l’…

Rencontres, dégustations et animations : le stand de la Somme attire petits  et grands au Sia.
La Somme à l’honneur au Salon international de l’agriculture 2026

Pour la 3e année consécutive, la Chambre d’agriculture de la Somme, en partenariat avec le Conseil départemental,…

Rima Hassan insulte Laurent Duplomb
PPL Duplomb : une députée LFI préfère l’insulte au débat

La proposition de loi du sénateur Laurent Duplomb sur la réautorisation de certains produits phytosanitaires ravive un débat…

Olivier Parcy : «Nous ne sommes pas récompensés financièrement des services que rend l’élevage à l’environnement. Pourtant, les prairies humides sont des puits de carbone.»
Olivier Parcy et ses charolaises portent la vallée de la Somme au sommet

En moyenne vallée de la Somme, une prairie fauchée des marais de Fontaine-sur-Somme a interpellé le jury départemental des…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde