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Chez Tereos Nesle, une usine où rien ne se perd

À Mesnil-Saint-Nicaise, près de Nesle, l’usine Tereos transforme l’amidon extrait des céréales en sirop de glucose ou polyols pour répondre aux demandes de l’industrie agroalimentaire, pharmaceutique, chimique et cosmétique. 

Spécialisé dans la transformation du blé, Tereos Nesle continue d’investir pour rendre son site industriel plus «vert»  et performant. 
Spécialisé dans la transformation du blé, Tereos Nesle continue d’investir pour rendre son site industriel plus «vert» et performant.
© V. F.

L’activité amidonnière du groupe Tereos n’est pas forcément la plus connue du grand public qui associe plutôt la coopérative à la production de sucre à partir de betteraves et pourtant, l’usine de Mesnil-Saint-Nicaise, à l’est de la Somme permet bien à l’entreprise coopérative d’en être l’un des leaders mondiaux. Installée sur 38 hectares, Tereos Starch & Sweeteners Europe Nesle valorise chaque année quelque 800 000 tonnes de blé avec un taux de transformation «de 99 %», selon le directeur du site, Cédric Launay. L’usine, qui emploie
320 salariés, accueille trois unités de transformation, de l’amidonnerie à la glucoserie en passant par la distillerie. Les céréales y sont acheminées soit par camion, soit par le rail. La centaine de tonnes de déchets produits sont eux aussi réemployés en méthanisation.

Des investissements conséquents

Tereos Starch & Sweeteners Europe Nesle est aussi une entreprise qui investit dans ses process et leur amélioration puisqu’après avoir installé deux chaudières «back-up» - l’investissement se monte à 4,6 millions d’euros -, pour fabriquer de la vapeur en période de maintenance de ses autres installations et réduire ses rejets dans l’atmosphère, l’industriel réalise actuellement l’installation de deux évaporateurs sur la partie «distillation». L’investissement est cette fois compris entre 18 et 20 millions d’euros. Enfin, dépendante jusqu’à présent d’un fournisseur extérieur (Air Liquide) pour ses besoins d’hydrogène, Tereos pourrait être tenté d’investir dans une unité lui permettant de le faire lui-même.  

 

Un environnement dynamique

Président du Conseil départemental de la Somme, Stéphane Haussoulier qui était accompagné d’une délégation, mardi 9 février a pu découvrir à la fois le fonctionnement de l’entreprise et son poids économique dans le territoire. À l’issue de sa visite, il a déclaré avoir «découvert une richesse industrielle que l’on ne connait pas forcément dans cette partie du département, et dont on n’a pas à rougir… bien au contraire». Pour Stéphane Haussoulier, plus coutumier du littoral, «cette entreprise fait bien partie des fleurons de notre département». Pour lui, pas de doute, le futur Canal Seine Nord sur le tracé duquel se situe l’usine devrait lui «profiter» et améliorer encore la multimodalité du site. Pour conclure sa visite, le président du Département a reconnu l’est de la Somme comme «terreau fertile avec des atouts pour faire venir d’autres entreprises». Le spécialiste du caramel Nigay, puis celui de la protéine d’insectes Innovafeed ont montré la voie. Disposant de réserves foncières, à en croire le maire de Nesle, Frédéric Demule, les élus locaux ne demandent que cela. 

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