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Cobevial : l'activité porcine reste stable

Une trentaine de personnes étaient présentes à la journée technique porc organisée par la Cobevial à Ailly-sur Somme le 18 février.

© AAP


«En 2013, le cadran moyen s’élève à 1,464 euros avec de fortes fluctuations de 1,29 à 1,73 euros. Les cours ont baissé à partir du mois de septembre du fait que l’Allemagne a sorti plus de porcs que prévu. 2014 commence avec 10 centimes de moins qu’en 2013». C’est par ces propos qu’Éric Bettens, directeur général de la Cobevial, a ouvert la réunion. Selon lui, difficile de prévoir l’avenir. «Les prévisions sont erronées car les pays n’arrivent pas à appréhender leurs sorties de porcs sur une année».
Un tour d’horizon du groupement et des filières a d’abord été effectué. «L’engagement carrefour représente une plus-value moyenne par éleveur de 5 400 euros, juste de quoi amortir les charges supplémentaires», a précisé un des techniciens. Autre dossier en cours : la démarche Herta, le cahier des charges n’entrainerait a priori pas de surcoût supplémentaire.

Co-produits : de nouveaux partenariats
«Pour les co-produits, l’année 2013 a été riche en mouvement», a souligné Kévin Blondel, technicien à la Cobevial. En effet, suite à la fermeture de Lunor, nous avons rencontré des difficultés d’approvisionnement en purée de pomme de terre et il a fallu rapidement trouver des alternatives notamment avec la crème de pois ou l’alcomix. «Un partenariat est aujourd’hui en train de se profiler pour 2014 avec un fournisseur de co-produits européen ce qui permettrait de pallier l’arrêt de l’entreprise de Chaulnes», a confié le technicien. 42 éleveurs achètent aujourd’hui leurs co-produits à la Cobevial, soit 56 339 tonnes. Une baisse de 5,87% par rapport à 2012. Un nouveau co-produit est proposé aux éleveurs : la protéine liquide, riche en protéines (57%). «Au niveau du prix, il est environ trois fois plus élevé que la crème de pois», a précisé Kévin Blondel.
Autre élément à prendre en compte : le nouveau partenariat en cours avec Danone pour le lactosérum. Une hausse de 30% du volume est envisagée. Une opportunité pour les éleveurs d’augmenter la part de lactosérum dans leur ration, voire l’utilisation de ce co-produit dans d’autres élevages. «Il est important de répondre présent quand il y a des industriels pour ne pas perdre les partenariats», a souligné Hervé Drouvin, président de la Cobevial.

Des résultats dans la moyenne
Les résultats de l’année 2013 ont été présentés par Simon Balzer, technicien à la Cobevial. Attention, les données présentées dans les tableaux 1, 2 et 3 sont basées sur le premier semestre 2013. Globalement, les éleveurs se trouvent dans la moyenne. Il existe toutefois des écarts entre cette moyenne et le quart supérieur. Pour les résultats GTTT (tableau1), la principale source d’écart de productivité entre les élevages est le nombre de nés vifs par portée, puis dans un second temps le taux de pertes par nés vifs et l’intervalle sevrage saillie fécondante (Issf).
Les écarts de marge (tableau 3) sont essentiellement dus au prix de l’aliment et à la productivité. A noter que le prix de l’aliment a baissé sur le second semestre. «Pour la Cobevial, l’indice de consommation sevrage vente fluctue de 2,35 à 2,90 euros par porcs en fonction des élevages».

Des compléments de prix revus à la hausse
«A l’assemblée générale de la Cobevial l’été dernier, il avait été acté de redistribuer 415 000 euros sous forme de compléments de prix. Ces compléments étaient prévus pour les éleveurs qui livrent totalement leur production. Une partie des adhérents n’a pas respecté leur engagement de livraison totale. L’enveloppe qui leur était réservée a été répartie aux adhérents qui ont livré toutes leur production. Ce n’est pas 1 euro, mais 1,20 euros par porc qui va être versé à ces producteurs pour le second semestre», a expliqué Hervé Drouvin.
Et de continuer, «nous pouvons d’ores et déjà annoncer que les résultats de la Cobevial seront au moins équivalents à ceux de l’an dernier. Il est rare qu’une coopérative ne perde pas de l’argent. Les résultats seront redistribués sous forme de compléments de prix aux producteurs».
Au mois d’octobre, le conseil a proposé aux adhérents remplissant certaines conditions de devenir actionnaire d’Unialliance. Au total, ce sont 28 éleveurs qui ont souscrit.
Pour conclure, Hervé Drouvin a annoncé qu’«au vu des difficultés en élevage, un geste supplémentaire va être réalisé pour les adhérents avec une redistribution exceptionnelle. A confirmer le mois prochain».

REPERES

En 2013, le groupement compte 104 adhérents porcs, dont :
- 44% en Picardie
- 7 naisseurs,
74 naisseurs engraisseur et 23 postsevreur-engraisseur - engraisseur

Il a produit 258 989 porcs.

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