Aller au contenu principal

Comment réaliser un parage en toute sécurité

La MSA a mis en place une formation «Manipulation et contention des bovins» pour faire évoluer les pratiques vers plus de sécurité et moins d’accidents.

Lionel Debaut, pédicure, montre aux participants comment soigner le sabot d’une vache en toute sécurité, et en attendant la venue d’un pédicure sur l’exploitation.
Lionel Debaut, pédicure, montre aux participants comment soigner le sabot d’une vache en toute sécurité, et en attendant la venue d’un pédicure sur l’exploitation.
© AAP

Thomas Delattre est conseiller en prévention des risques professionnels à la MSA de Picardie. Parmi ses attributions, il visite les exploitations et les entreprises agricoles pour dispenser des conseils avisés. Il aide aussi à mettre en application le code du travail. Installations, équipements de protection, circulation des hommes, des animaux, ergonomie au poste de travail… Sa mission l’amène à proposer des pistes d’amélioration en matière de santé et sécurité au travail. Après chaque visite, il adresse un compte-rendu de ses constats et suggestions à l’exploitant rencontré.
Au fur et à mesure de ses visites dans des élevages bovins, Thomas constate qu’exploitants et salariés interviennent de plus en plus sur les pieds des vaches. Les pratiques sont hasardeuses et les déclarations d’accident du travail ne viennent pas contredire la tendance : le contact homme/animal (qu’il soit direct ou indirect) est responsable d’un tiers des accidents du travail des exploitants agricoles, et les bovins sont la cause d’un accident sur six pour les salariés agricoles.

Une formation pour soigner les sabots des vaches
L’organisation et l’animation de formations et de réunions sont un autre aspect du métier de conseiller en prévention. Qu’elles soient justifiées par des évolutions du code du travail ou le constat d’accidents récurrents, les formations servent à faire évoluer les pratiques vers plus de sécurité et moins d’accidents.
L’idée d’intégrer les soins du sabot à une formation a fait son chemin. Lorsque des éleveurs ont exprimé à Thomas le souhait d’être formés, l’idée est devenue une évidence. La formation «Manipulation et contention des bovins» a été créée, puis enrichie d’une journée dédiée au parage. Cette première session a réuni dix participants, les 28 mai et 2 juin derniers.
Concrètement, Thomas Banquart, formateur et salarié d'Avenir conseil élevage (contrôle laitier), et Thomas Delattre, consacrent la première journée à l’approche de l'animal en sécurité. Pour cela, il est essentiel de comprendre comment les bovins perçoivent leur environnement grâce à leur sens. Une fois cette compréhension acquise, les participants appréhendent mieux le comportement des bovins et réalisent les bases de la contention bovine en sécurité.
Après la théorie en mairie de Saint-Riquier, direction l’exploitation Ozenne, à Oneux, pour une mise en pratique du «pensez vache», à savoir approcher une bête, réaliser un licol et faire circuler l’animal avec aisance.
Lionel Debaut, pédicure bovin, intervient avec Thomas Delattre le deuxième jour. Ils délivrent des repères théoriques sur l’anatomie du pied, le parage préventif et curatif, les cages, le matériel et les équipements de protection individuelle. L’après-midi, le pédicure montre le résultat attendu d’un parage pour soulager une bête en toute sécurité, avant de laisser la main aux participants. Sans être devenus pédicures, ces éleveurs pourront désormais faire le nécessaire et attendre sereinement l’arrivée du pédicure bovin pour un lot d’animaux.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Les céréaliers redoutent «une pénurie d’engrais»
Agriculteur dans le Loiret et secrétaire général adjoint de l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), Cédric Benoist…
D’ici quelques semaines, Noriap devrait être en mesure de proposer un contrat à ses adhérents engagés dans des pratiques d’agriculture de régénération après avoir convaincu plusieurs de ses clients de participer à l’effort. 
Noriap dans les starting-blocks pour rémunérer les pratiques régénératives
La coopérative samarienne fait partie des entreprises pionnières de l’amont à imaginer un système de rémunération qui récompense…
Le marché aux bestiaux, installé sur 4 ha à Tilloy-les-Mofflaines, serait trop coûteux pour la Communauté urbaine  d’Arras (CUA).
Sans marché aux bestiaux d’Arras, l’élevage régional sera affaibli
La Communauté urbaine d’Arras (CUA), propriétaire du marché aux bestiaux, va cesser cette activité jugée trop onéreuse fin 2021.…
Chez Antoine Guilbaut, les vaches vieillissent bien. Ici, Dauphine, fille d’Oulou, quatorze ans en janvier, est pleine de son douzième veau. Son IVVV : 369 jours. 
Antoine Guilbaut a ses blondes dans la peau
Ses blondes d’Aquitaine, Antoine Guilbaut y passe un temps fou. Les efforts de l’éleveur de Boismont sont récompensés d’…
Plusieurs définitions de l’agriculture de régénération coexistent. Elle est le plus souvent recentrée sur des pratiques d’«amélioration du sol» en s’approchant du concept d’agriculture de conservation.
L’agriculture régénératrice, un concept tout-terrain
Dans le sillage de Danone, des industriels comme McCain, Nestlé, ou encore le fabricant de vêtements Patagonia, ont annoncé, ces…
Ferme des 1000 vaches : le Conseil d’État déboute les porteurs du projet
Les porteurs du projet de ferme communément appelée «Ferme des 1000 vaches» à Drucat, près d’Abbeville, sont condamnés à régler…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde