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Betteraves
Commission Interpro de la sucrerie de Roye : la CGB bat le rappel pour ses candidats

Les planteurs qui ont signé un contrat de livraison de betteraves avec Saint Louis Sucre pour la campagne 2025 ont jusqu’au 11 juillet pour désigner leurs représentants au sein de la commission interprofessionnelle de la sucrerie de Roye.

Le vote des planteurs de betteraves livrant à Saint louis Sucre pour la désignation des membres de la commission interprofessionnelle de Roye (80) est ouvert  en ligne jusqu’au 11 juillet.
Le vote des planteurs de betteraves livrant à Saint louis Sucre pour la désignation des membres de la commission interprofessionnelle de Roye (80) est ouvert en ligne jusqu’au 11 juillet.
© J.-J. F.

Depuis le 27 juin, et jusqu’au 11 juillet, les planteurs qui ont signé un contrat de livraison de betteraves avec Saint Louis Sucre pour la campagne 2025 sont invités à désigner leurs représentants au sein des commissions interprofessionnelles des sucreries du groupe Saint Louis Sucre en France, à savoir Roye (80) et Étrépagny (27).

Fabricant et planteurs réunis

Selon la CGB, qui détient la responsabilité d’organiser la désignation des membres des commissions interprofessionnelles en vertu d’un accord interprofessionnel, ladite commission «a la charge du suivi de l’Accord interprofessionnel, de veiller aux modalités définissant les règles de l’échelonnement, du planning des livraisons, des modalités de déterrage et de protection des silos ainsi qu’au suivi des réceptions de betteraves.» Son rôle est, de fait, différent de celui de la commission de répartition de la valeur (CRV) dont les travaux portent, comme son nom l’indique, sur les éléments de fixation du prix de la betteraves. Après trois années de mandat, la représentation des planteurs SLS au sein des Commissions interprofessionnelles arrive à son terme avec la clôture de la campagne betteravière 2024-2025 ; d’où la nécessité de nouvelles élections. Cette instance est composée d’un collège «fabricant» avec des représentants de Saint Louis Sucre, et d’un collège «planteurs» composé de douze membres.

Focus sur la CI de Roye

Pour tenir compte de la répartition géographique de la zone d’approvisionnement de l’usine de Roye et avoir la meilleure représentativité de l’ensemble des planteurs, le collège devrait être composé de 5 membres pour la zone d’approvisionnement de la Somme, 4 membres pour la zone d’approvisionnement de l’Oise, 2 membres pour la zone d’approvisionnement de l’Aisne et 1 membre pour la zone d’approvisionnement du Nord-Pas-de-Calais.

En mai dernier, à l’heure de désigner ses candidats, la CGB Hauts-de-France rappelait le profil qu’elle attend des planteurs représentant leurs pairs au sein de la commission interprofessionnelle : «Pour le bon fonctionnement de la Commission interprofessionnelle de votre usine, il convient d’avoir des représentants ayant une réelle motivation à s’impliquer sur les dossiers betteraviers, tout en développant un esprit collectif pour l’intérêt général des planteurs et de la filière. C’est à ces conditions que cette commission travaillera sereinement et de manière efficace», insistait Alexis Hache, président de la CGB de l’Oise, et lui-même planteur Saint Louis Sucre.

Des représentants expérimentés…

Dans un tract adressé aux planteurs, les onze candidats soutenus par la CGB y rappellent leur expérience et/ou motivation à siéger au sein de la CI de l’usine de Roye. Parmi eux, neuf sont sortants et sollicitent le renouvellement de leur mandat. Quant aux motivations, la première d’entre elles est la défense de la rémunération et les intérêts des planteurs, comme l’explique Guillaume Moizard. Pour l’agriculteur de Matigny (80), «pour l’intérêt des deux parties planteurs/fabricants, il est nécessaire d’avoir des échanges dans un équilibre gagnant/gagnant et durable». Président sortant de la CI et membre de la Commission de répartition de la valeur (CRV), Jean-Pierre Josselin dit vouloir œuvrer au développement «d’un esprit collectif pour l’intérêt général des planteurs de Saint Louis Sucre», mais aussi «avancer avec l’industriel dans le même état d’esprit pour retourner aux planteurs la juste rémunération de leur production, conserver les outils de la transformation à proximité des bassins de production et rassembler les producteurs autour d’une dynamique de production associant les contraintes environnementales et l’engagement d’une agriculture performante». Également membre sortant de la Commission interprofessionnelle de Roye, Hubert Compère insiste sur le rôle de cette commission qui doit servir à «garder les équilibres entre industriels et planteurs au niveau des rémunérations et des organisations de chantier travaux de production» et «rester acteur des améliorations continues en agronomie et techniques propres à la production des betteraves».

… et de nouvelles têtes

Parmi les nouvelles têtes, Thibault Legras, jeune agriculteur à Besny et Loisy (02), entend de la même manière porter «un dialogue constructif entre producteurs et industriels pour défendre au mieux les intérêts de chacun. Intégrer cette Commission serait pour moi l’opportunité de porter la voix des planteurs, de contribuer à une meilleure compréhension mutuelle avec notre partenaire et de participer au développement d’une filière durable, équilibrée et respectueuse de notre travail». Pour d’autres candidats, même s’il s’agit d’abord de représenter les planteurs, ils sont plusieurs à vouloir donner une importance particulière au sujet de la pulpe. Installé à Catigny (60), Antoine Lefebvre veut ainsi «défendre la rémunération des planteurs de betteraves et représenter l’élevage, débouché important de la pulpe». Chez Éric Debry, à Maulers (60), c’est aussi «la disponibilité en pulpes en qualité et prix pour les éleveurs» et le souhait d’un partenariat «équilibré avec Saint Louis Sucre» qui le motive.

Résultats le 11 juillet

Et puis il y a ceux, comme Cyrille Dupuy pour qui la proximité avec Saint Louis Sucre est aussi géographique, avec un attachement affectif pour la betterave et ses outils de transformation : «Originaire de Roye et aujourd’hui agriculteur à moins de 10 km de l’usine», l’agriculteur installé à Étalon (80) témoigne d’un «attachement particulier à cette usine et à sa pérennité. C’est avec cet esprit que je renouvelle ma candidature pour assurer un débat constructif avec notre industriel». Depuis sa ferme à Ercheu, Bertrand Dupré assume sa «passion» pour la culture de la betterave sucrière : «C’est une grande filière qu’il faut soutenir. C’est pourquoi je souhaite poursuivre mon engagement pour être acteur de cette belle culture.»

Le résultat de l'élection, et donc les noms des planteurs devant siéger au sein de la commission interprofessionnelle, sera connu à partir du 11 juillet prochain – le vote s’effectue en ligne, jusqu’à cette date (16h), à l'issue du dépouillement.

 

Les candidats soutenus par la CGB pas si seuls

Face à la liste des onze candidats soutenus par la CGB des Hauts-de-France pour l’élection des membres planteurs de la commission interprofessionnelle de la sucrerie de Roye, d’autres candidats se présentent à nouveau pour tenter de décrocher un ou plusieurs sièges. Cette liste, présentée sous la bannière Avenir Sucre, met en avant trois principaux arguments : «l’engagement» de ses élus sortants au sein de la CI – celle de Roye en compte trois et aucun représentant au sein de la CI d’Étrépagny -, une «liberté de pensée» sans la «contrainte de postures syndicales» et «un sens exigeant du dialogue». La liste Avenir Sucre est composée de douze candidats répartis entre la Somme (Emmanuel Chaveron, Étienne Daudre, Patrick Legras, Auxence Rouselle, Pierre-Philippe Snoy-Dupuis), de l’Oise (Arnaud Basset, Benjamin Le Couteulx, Jérémie Stoffaes, Clément Vandeputte), de l’Aisne (Laurent Brunelle) et du Nord-Pas-de-Calais (Benoît Guilbert).

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