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Communication, élections chambre… les agricultrices s’impliquent

Les commissions agricultrices du Nord-Bassin parisien réunies à Amiens ont reçu Karen Serres, présidente nationale des agricultrices. Elles ont échangé sur l’engagement des femmes.

© AAP

Ce mardi 13 novembre avait lieu à Amiens une rencontre de toutes les commissions des agricultrices de la Frnbp. Ce sont ainsi une soixantaine d’agricultrices des douze départements du Nord Bassin parisien qui se sont retrouvées à la Maison des Agriculteurs. Karen Serres, présidente de la commission nationale des agricultrices de la Fnsea, participait à cette rencontre.
Les femmes s’impliquent dans le syndicalisme. Marie-Pierre Petitprez, présidente de la commission agricultrices de la Frnbp, a énuméré les actions qu’elles ont menées ces derniers temps : il y a eu leur participation à l’organisation de la Nuit Verte à Paris le 13 avril dernier, la réalisation d’un livret sur l’agriculture du Bassin Parisien, et tout dernièrement, la parution dans la presse agricole départementale, d’un argumentaire contre les préjugés en agriculture (voir encadré).
Chaque département a présenté le travail de sa commission. Isabelle Brunet, présidente de la commission agricultrice de la Somme, a évoqué pour sa part les formations que les agricultrices du département ont suivies, le soutien qu’elles ont apporté à l’organisation de la Finale nationale de labour, les entreprises de la filière agricole ou agroalimentaire qu’elles ont visitées, les réunions d’information sur le statut des agricultrices et la contractualisation dans la filière lait.
La communication est un des domaines dans lequel les agricultrices se sont particulièrement investies. Antoine Part, de Passion Céréales, est venu donner quelques éléments clé pour faciliter cette communication avec le grand public. Dix points sont à retenir ; parmi ceux-ci : éviter de tomber dans la justification, ne pas se déguiser lors des évènements mais «venez comme vous êtes», a précisé Antoine Part, et surtout, savoir que 90% des personnes aiment les agriculteurs et que beaucoup envient leurs valeurs.
Karen Serres est intervenue sur le sens de l’engagement. «S’engager, c’est donner de son temps, de son énergie, pour soi-même, car on a envie d’aller chercher, d’accompagner ou d’appuyer une valeur», a-t-elle expliqué, à propos de l’engagement des femmes sur les listes des élections aux chambres d’agriculture. Concernant les actions menées par les agricultrices dans les départements, Karen Serres a ajouté que «communiquer est un acte de générosité», en ce sens que ce n’est pas se mettre en avant que de parler aux médias lorsqu’il s’agit de défendre une cause collective. D’ailleurs en conclusion, la présidente a précisé que «c’est le collectif qui sauvera l’avenir de l’agriculture».

INTERVIEW
Karen Serres, Présidente de la commission nationale des agricultrices.
«Un nouveau rôle à jouer pour les agricultrices»
Le décret du 30 juin 2012 relatif aux élections aux chambres d’agriculture prévoit que chaque liste comporte au moins une femme par tranche de trois candidats. Karen Serres, présidente de la commission nationale des agricultrices revient sur cette évolution électorale qu’elle juge plutôt positive.

En tant que agricultrice et présidente de la CNA, avez-vous été satisfaite de la sortie de ce décret ?
Oui. D’autant plus que la représentativité des femmes à 33 % est vraiment juste car un agriculteur sur trois est une agricultrice. Une représentation à 50 % aurait été injuste au regard du pourcentage actuel de féminisation de notre métier. Ce décret est un plus pour les listes de la Fnsea car nous sommes le seul syndicat à avoir dans nos statuts des commissions d'agricultrices.

Quel sera selon vous le rôle des femmes au sein des chambres d’agriculture ? Auront-elles des dossiers prioritaires ?
Le nombre de femmes va augmenter dans les chambres d’agriculture. C’est un fait.
On imagine qu’elles vont récupérer des dossiers que leurs collègues masculins n’aimeraient pas avoir. Donc, elles auront peut-être à se battre pour travailler sur des thématiques autres que "les agriculteurs en difficulté" ou "l’école" par exemple. Mais il faut aussi être pragmatique : je préfère qu’une agricultrice ait en charge des dossiers sociaux plutôt qu’elle n’ait rien du tout.
Lors de l’attribution des dossiers après les élections, deux éléments sont à prendre en compte : ce que les agricultrices ont envie de faire et ce qu’on veut bien leur donner. Rappelons que depuis plusieurs années, la priorité de la Commission nationale des agricultrices est : "le prix avec le revenu qui en découle". Nous sommes donc tout à fait capables de réfléchir aussi sur des questions économiques.

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