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Concours de labour : le souci du travail bien fait

Jules Mourglia, seize ans, sera le représentant samarien à la finale régionale de labour qui aura lieu à Plaine en fête. Pour lui, perpétuer cette technique est un honneur. 

Jules Mourglia, seize ans, est le candidat samarien de la finale régionale de labour, ce dimanche.
© D. R.

Jules Mourglia devait avoir dix ans lorsqu’il a labouré sa première parcelle. À seize ans aujourd’hui, tout juste l’âge minimum pour pouvoir participer à un concours de labour, l’étudiant à l’institut Saint-Eloi de Bapaume (62) représentera la Somme lors de la finale régionale de labour, ce dimanche 5 septembre à Bernaville. 
«Le concours de labour est une tradition qui se perd. Il a pourtant toujours existé à Plaine en fête ! Y participer est de famille, puisqu’un cousin de mon père en a fait pas mal. J’avais envie de perdurer ça», confie le fils d’agriculteurs de Domléger-Longvillers, en territoire Nord Picardie. Le jour J, le challenge sera d’effectuer «le travail le plus propre possible», avec son propre tracteur et sa propre charrue de deux ou trois corps. 

La concentration est de mise

Dans cette épreuve chronométrée, ouverte à toute personne qui cotise à la MSA âgée de seize à trente-cinq ans, le but est d’obtenir un labour présentant des sillons bien réguliers, bien retournés et visibles sur toute la longueur. L’aspect du labour doit être à relief arrondi, à émiettement régulier, sans grosses mottes et sans crevasses afin de pouvoir présenter un travail favorisant la réalisation d’un bon lit de semence. «Il faut savoir régler sa machine et rester concentré pour aller droit», assure Jules. Avant d’entamer son travail, le laboureur doit aussi pouvoir juger du type de sol et de son état, essentiellement son degré d’humidité. Pour chaque épreuve et catégorie, le classement est établi au plus grand nombre de points obtenus.

Une finale nationale 

À la clé, pour le meilleur participant des Hauts-de-France : le ticket pour la finale nationale de labour, qui aura lieu aux Terres de Jim, les 10, 11 et 12 septembre (lire en page 9). Onze régions syndicales y seront représentées. Ce championnat  de France comporte deux catégories d’épreuves :
le labour en planches, avec charrues simples, et le labour à plat, avec charrues réversibles. «Avec la reprise de l’école, je ne suis pas sûr de pouvoir m’y déplacer», regrette cependant le JA de la Somme.
Reste que, plus qu’une compétition, les concours de labour séduisent les concurrents pour la découverte de régions, de gens, mais également et surtout la création d’amitié entre laboureurs. «Ça se passe dans une bonne ambiance, entre amis. C’est d’autant plus motivant», se réjouit Jules.

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