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Coopératives :La Flandre bientôt adhérente de Noriap

Fin des assemblées de section chez Noriap. Prochaine étape : assemblée générale de la coopérative agricole le 14 décembre. Présentation des événements à venir.

Bonne particpation des agriculteurs lors de la dernière assemblée de section à Pierrepont-sur-Avre.
Bonne particpation des agriculteurs lors de la dernière assemblée de section à Pierrepont-sur-Avre.
© C. L.



«Après deux années de travail en commun, nos conseils d’administration respectifs ont fait le choix de lier plus étroitement nos avenirs», lance Jean-François Gaffet, président du groupe Noriap. Voilà de quoi tenir en haleine les adhérents de la coopérative agricole lors des différentes assemblées de section qui ont eu lieu, cette année, du 21 au 26 novembre.
Depuis deux ans, le rapprochement des deux coopératives (La Flandre et Noriap) a participé à la division des charges des entreprises. Elle a permis, entre autres, l’accès au port de Dunkerque pour Noriap, «ce qui représente une vraie opportunité commerciale», commente Philippe Florentin, directeur général adjoint Noriap, mais elle a aussi abouti, en 2018, au rapprochement des deux négoces BPA et Devulder & Ghys sous une nouvelle entité, «Néo négoce».
Cette dernière permet aujourd’hui aux agriculteurs de bénéficier d’une offre négoce sur un large territoire situé dans le nord-est de la Somme, les départements du Pas-de-Calais et du Nord. Deux nouveaux points de collecte ont été ouverts : le premier à Bucquoy (62), et le second à Herbecourt (80). Au total, ce sont 118 000 tonnes de céréales qui ont été collectées par la nouvelle entité.

Adhésion d’une coopérative
Dans la suite de ce rapprochement, avec un chiffre d’affaires de 48,3 millions d’euros sur l’exercice 2017-2018, 120 000 tonnes de céréales collectées et 2 500 agriculteurs partenaires, La Flandre deviendra, en 2019, adhérente de la coopérative agricole Noriap.
Concrètement, cette adhésion va se traduire par la création d’un collège coopérative au sein du conseil d’administration de Noriap. Trois représentants du conseil d’administration de La Flandre siégeront au conseil d’administration de Noriap, et l’un d’entre eux sera également membre du bureau de la coopérative Noriap. Chaque coopérative conservera son identité, mais aussi son offre, son approche commerciale et structurelle. Seulement le personnel et les outils de production seront mis en commun.

Séparation de la vente et du conseil
Autre changement majeur à venir, en début d’année, qui impactera les activités et l’organisation de la coopérative, c’est la séparation de la vente et du conseil des produits phytosanitaires. Inscrit dans la loi EGA, cette séparation, pour Jean-François Gaffet n’a qu’un seul objectif, soit «faire augmenter le prix des produits phytos». De plus, la loi interdit les rabais, ristournes et remises sur les produits phytosanitaires. «Ce qui veut dire un prix unique pour tous !», explique Pascal Bugel, directeur général adjoint Noriap.
Le débat est lancé. Entre le conseil ou la vente, le choix n’est pas encore fait pour le groupe Noriap. Rappelons, tout de même, que la vente de produits phytosanitaires représente 40 % du chiffre d’affaires pour le groupe.

Sites de collecte : poursuite des travaux
En parallèle, les projets Epsilon et Silos 2020 ont été regroupés et portent aujourd’hui le nom de Silos 4.0. En 2018, des travaux d’agrandissement ont eu lieu sur les plateformes de Neufbosc, Tôtes, Formerie, Petit-Camon et Sauvillers-Mongival. De nouvelles plateformes, de 3 000 m2, ont été créées au sein des silos situés à Ercheu, Beuvraignes, Bois-Bleu et à Longpré-les-Corps-Saints.
Les capacités de séchage ont été doublées au site de Longpré-les-Corps-Saints, une chaîne de triage comportant quatre nettoyeurs et une installation de dépoussiérage ont également été mises en place, ainsi que l’installation de deux nouveaux ponts-bascules afin de développer de la filiale SFP, avec la production de semences fourragères.
En 2019, les travaux vont se poursuivre. Un nouveau silo de 32 000 tonnes sera créé dans le secteur de Montdidier, à Belle-Assise plus exactement, ce qui amènera la capacité totale du site à 37 000 tonnes. La coopérative a également annoncé être en réflexion sur un projet pour le silo de Languevoisin, situé aux abords du futur canal Seine-Nord Europe.

Alternative aux insecticides de stockage
C’est une autre réflexion, qui nécessitera également quelques investissements. Face à la réduction des insecticides dans les stockages de grains et l’augmentation des exigences des acheteurs, des essais de ventilation du grain à l’aide d’un groupe froid ont été menés, cette année, sur différents sites. Les premiers résultats sont encourageants. L’acquisition de groupe froid, jusqu’à ce jour loué, pourrait donc s’ajouter aux travaux déjà programmés.
En conclusion, «la coopérative se doit de réécrire le projet d’entreprise. Vers quoi se tournera la coopérative dans cinq ans ou sept ans ?», s’interroge à voix haute Jean-François Gaffet. Avant de rappeler la date de l’assemblée générale de groupe Noriap, prévue le 14 décembre prochain et l’importance, en janvier prochain, de voter pour les élections Chambre d’agriculture.

Chiffres clés de la coopérative

325 salariés
1 102 000 tonnes de céréales collectées au cours de l’exercice comptable 2017-2018, dont 3 240 tonnes de blé bio et en conversion bio
160 sites de collecte et de stockage
301 762 K de chiffre d’affaires
3 446 K de résultat

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