Aller au contenu principal

Couverts d'interculture : trop tard pour semer des légumineuses

Faute de pluie, les couverts ne sont pas encore semés dans de nombreuses parcelles. Il n’est plus agronomiquement justifié de semer des légumineuses, à une exception près.

couverts semis
Même avec des pluies annoncées rapidement ou une vingtaine de millimètres déjà tombés, il est en ce début septembre trop tard pour semer des couverts avec légumineuses.
© Arvalis Institut du végétal

Face à l’envolée du prix des engrais azotés, les couverts de légumineuses semblaient une source d'azote à valoriser cette année. Une bonne idée mise à mal par la sécheresse qui sévit en France métropolitaine.

Avant le 15 août

Même avec des pluies annoncées rapidement ou une vingtaine de millimètres déjà tombés, il est en ce début septembre trop tard pour semer des couverts avec légumineuses. La règle est de les semer avant le 15 août pour obtenir un développement significatif avant leur destruction à l'automne.

Il en est de même pour les espèces fortement gélives, comme le tournesol ou le niger. Dans la majorité des situations, semer aujourd’hui des couverts prévus post-moisson n’est ni techniquement justifié, ni économiquement rentable. Dans la mesure du possible, mieux vaut envisager un couvert moins coûteux, et vigoureux. Les crucifères (moutardes et radis) sont de très bons candidats avant les implantations d’automne. La phacélie, le seigle ou l’avoine gardent de l’intérêt à ce jour.

Le quart Sud-Ouest est une exception

Une exception cependant : le grand quart sud-ouest de l’hexagone. Si la destruction du couvert est envisagée fin mars-début avril (culture suivante semée tardivement au printemps avec un travail du sol tardif ou du semis direct), il est possible de semer une association d’espèces jusqu’au 15-30 septembre, voire jusqu’au 15 octobre dans le Béarn. Dans ces conditions, les espèces doivent être adaptées pour croître l’automne et l’hiver sans geler, puis se développer très fortement en mars : céréale d’hiver et/ou phacélie associées à des légumineuses d’hiver de type féverole ou pois, voire trèfle incarnat.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

La hausse annoncée du tarif  de l'électricité s'ajoute à d'autres charges qui ont déjà explosé pour Marc Leroy, comme d’autres producteurs de pommes de terre.
La flambée de l'électricité met le feu aux frigos de stockage
Les producteurs de pommes de terre qui stockent leur récolte dans des bâtiments réfrigérés doivent eux aussi faire face à des…
Pour Corinne, le plus gros travail a lieu pendant la plantation. Elle espère atteindre une rentabilité équivalente à celle  d’une bonne pomme de terre.
Le pari du Paulownia pour valoriser les parcelles difficilement cultivables
Pour tirer une valeur ajoutée de ses parcelles peu exploitées, Corinne Obert mise sur la culture de l’arbre Paulownia, dont le…
L’offre alléchante de Milcobel aux éleveurs régionaux attise le feu
Avec 555 €/1 000 l (42/43) payés en juin 2022, la coopérative belge Milcobel espère séduire les éleveurs laitiers des Hauts-de…
Depuis dix ans, Clémentine Peria transmet son amour pour les chevaux aux enfants. Les meilleures conditions pour cela  sont réunies dans son nouveau poney-club.
Shet'land, le poney-club des rêves de Clémentine Peria enfin réalité
Clémentine Peria fête les dix ans d’ouverture de son poney-club, Shet'land. Pour l’occasion, il fait peau neuve. D’abord…
La sucrerie de Roye (Saint Louis Sucre) devrait démarrer son activité le 22 septembre pour une durée de campagne d’environ 115 jours.
Premières betteraves arrachées pour être au plus vite transformées
Si les industriels anticipent le démarrage de leur activité pour se prémunir d’éventuelles coupures de gaz et éviter une…
Grand consommateur d’électricité pour l’ensemble des étapes de la production d’endives, Hervé Persyn n’est pas serein quant à l’avenir de son activité.
La flambée de l’électricité rend l’endivier amer
Producteur d’endives dans l’est de la Somme, Hervé Persyn s’interroge sur la pérennité de son entreprise confrontée à une…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde