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Crise porcine : vers un encadrement des promotions

Le ministre a annoncé deux nouvelles enveloppes pour aider les éleveurs sinistrés ainsi qu’un encadrement des promotions si nécessaire.

© AAP

«Une réunion intéressante qui a permis d’avancer des propositions qui peuvent faire évoluer le marché porcin»,a déclaré Paul Auffray, le président de la Fédération nationale porcine (FNP), à l’issue de la table ronde qui a réuni tous les acteurs de la filière porcine, le 31 mars à Paris, sous l’égide du ministre de l’Agriculture.
Le diagnostic est partagé par l’ensemble des partenaires et les pouvoirs publics. Les éleveurs souffrent depuis quelques années : il leur manque aujourd’hui 20 cts/kg de carcasse pour couvrir leurs charges. Les entreprises de l’aval ne sont pas mieux loties comme en témoignent les difficultés que rencontrent les abattoirs de l’Ouest.
Face à cette situation, Stéphane Le Foll a annoncé une nouvelle enveloppe de 5 millions d’euros, à destination des éleveurs, et qui complète celle de 10 millions déjà débloquée pour procéder à des prises en charge de cotisations sociales en lien avec la MSA. A cela s’ajoute une somme de 4 millions d’euros gérée par le Fonds d’allègement des charges. Surtout, il a demandé aux banquiers de faire un effort en faveur des éleveurs de porcs pour restructurer leurs dettes et leur faire bénéficier des taux d’intérêt extrêmement bas actuellement.

Carte nationale
Pour ce qui est des entreprises il souhaite qu’elles puissent bénéficier davantage qu’elles ne le font des baisses des charges décidées par le gouvernement dans le cadre du Pacte de responsabilité, du CICE, voire des contrats Initiative Emploi. Les services de l’Etat vont être sollicités pour lever les blocages, a promis le ministre.
Mais ce qu’ils attendent d’abord les éleveurs, c’est un redressement significatif des prix à la production. Deux pistes ont été explorées. D’abord l’encadrement des promotions.
Le ministre de l’Agriculture s’est dit prêt à s’engager dans ce sens et à publier des arrêtés pour en limiter la durée dans le temps. «Nous ne sommes pas contre les promotions, en septembre ou en janvier pour relancer la consommation, mais nous ne voulons pas de promotions en permanence qui perturbent le marché et dévalorisent le produit», a commenté Paul Auffray.
L’autre piste consisterait à mieux valoriser l’origine française. Les éleveurs bénéficient déjà d’un bonus de 2 cts par kilo de carcasse. Il pourrait être plus élevé si l’origine nationale était associée à une image de qualité, estime le président de la FNP. Mais ici la balle est dans le camp des professionnels de la filière, car une telle démarche ne peut relever que d’un accord interprofessionnel.

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