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Cristal Union : des perspectives de développement pour Sainte-Emilie

Près de 80% des planteurs SVI ont adhéré à la coopérative de Sainte-Emilie et les adhésions restent ouvertes.

Olivier de Bohan, président de Cristal Union : «notre obligation en tant que coopérateur, c’est de maintenir des bassins betteraviers, d’optimiser les outils industriels, et de trouver des stratégies pour que Cristal Union ait une position incontournable dans le paysage sucrier européen». A ses côtés, Jérôme Fourdinier, président de la coopérative 
de Sainte Emilie.
Olivier de Bohan, président de Cristal Union : «notre obligation en tant que coopérateur, c’est de maintenir des bassins betteraviers, d’optimiser les outils industriels, et de trouver des stratégies pour que Cristal Union ait une position incontournable dans le paysage sucrier européen». A ses côtés, Jérôme Fourdinier, président de la coopérative
de Sainte Emilie.
© AAP

Au 31 janvier 2012, le groupe coopératif Cristal Union devenait propriétaire de la société Vermandoise Industrie. Sur les 1092 planteurs livrant à la sucrerie de Sainte Emilie, 868 ont adhéré à la coopérative de Sainte Emilie, rejoignant ainsi le groupe Cristal Union. «C’est un superbe taux d’adhésion, près de 80% des planteurs, plus de 83% du quota», s’est réjoui Jérôme Fourdinier, le président de la coopérative, lors de la réunion d’information organisée par Cristal Union le 14 février dernier à Péronne. La coopérative n’étant en activité que depuis six mois, ce sera seulement l’année prochaine qu’elle pourra réunir ses adhérents en assemblée générale.
«Nous voulons laisser un minimum de planteurs sur le bord de la route. Nous ouvrons une deuxième période d’adhésion», a poursuivi Jérôme Fourdinier. Il existe en effet à présent une différence entre les livreurs à Sainte Emilie selon qu’ils sont coopérateurs ou non coopérateurs. C’est la possibilité pour les premiers d’augmenter leur surface de betterave car ils pourront souscrire les contrats de betteraves industrielles, ce que ne pourront plus faire les non coopérateurs à partir de la prochaine campagne. Pour 2013, ces contrats seront redistribués, ce qui fera 3% de plus, selon Jérôme Fourdinier. Et bien entendu, les non coopérateurs ne pourront pas profiter des résultats du groupe sous forme de compléments de prix.

Convergence au bout de trois ans ?
Pour autant, les coopérateurs ne bénéficieront pleinement des avantages de l’appartenance à Cristal Union qu’au terme d’une période de convergence fixée au départ à cinq ans. Les betteraves industrielles 2012 ont été payées 21 euros/T auxquels s’est ajouté un complément de prix de 2 euros/T pour les coopérateurs. «23 euros/T, ce n’est pas très encourageant, mais bientôt ce sera plus cher», a commenté Jérôme Fourdinier.
Ce délai de convergence a fait débat compte tenue de l’investissement consenti par chacun pour devenir coopérateur. Les planteurs ex SVI ont toutefois obtenu que cette période soit réduite à trois ans en fonction des résultats du groupe. Or, l’exercice 2011-2012 a été excellent pour Cristal Union sous l’effet conjugué d’une récolte record et des cours du sucre élevés. Le résultat net s’est élevé à 195 millions d’euros (contre 90 millions d’euros l’exercice précédent) pour un chiffre d’affaires de 1,758 milliard d’euros en hausse de 45%.
Et l’exercice 2012-2013, même s’il n’atteint pas ces sommets, ne devrait pas être mauvais non plus. «On pourrait donc s’attendre à converger dès le début de la troisième année», a lancé Jérôme Fourdinier. Une possibilité que n’a pas écartée Olivier de Bohan, le président de Cristal Union : «les trois ans sont réalisables», a-t-il affirmé.

Investissements à Sainte Emilie
L’entrée de Saint Emilie dans le groupe Cristal Union offre des perspectives de développement qui n’existaient pas auparavant, le groupe SVI ayant peu de débouchés en betteraves industrielles.
D’autant qu’il y a du potentiel pour une usine dont la durée de campagne est encore faible, autour de 85 jours. Pour 2012, elle a tourné à une cadence de 15 385 tonnes/jour et elle a produit 180 000 tonnes de sucre et 206 000 tonnes de pulpes pour 1,298 million de tonnes de betteraves travaillées.
Cristal Union a des projets d’investissement pour cette sucrerie dans une démarche générale de «durabilité». Les efforts déjà entrepris se portent notamment sur la réduction de la consommation d’énergie. Il est ainsi prévu à l’horizon 2016-2017 le remplacement de la chaufferie qui sera alimentée au gaz ou au charbon, en remplacement du fuel. Ainsi que le rachat de la route qui coupe les installations en deux afin d’obtenir un site plus homogène, a indiqué Xavier Astolfi.
Pour les responsables de Cristal Union, la performance industrielle doit s’accompagner de la performance agricole. «Vous êtes des producteurs de sucre, vous devez répondre aux attentes des clients», a lancé Bruno Labilloy, directeur agricole de Cristal Union. «C’est pourquoi nous avons mis en place une démarche de qualité et de durabilité de la production betteravière. Et elle est reconnue», a-t-il indiqué.

Collet forfaitaire
Olivier de Bohan a mis l’accent sur trois points. La réduction impérative de la tare terre, «un coût de 8 millions d’euros pour le groupe» qui appelle un développement du déterrage, le choix se portant sur l’avaleur. Le bon compromis à trouver entre le poids et la richesse.
Et l’évolution des réceptions. «Il faut aboutir au collet forfaitaire, autrement dit l’achat de la betterave entière, et supprimer ainsi le décolletage», a déclaré Olivier de Bohan.
Et il a annoncé que Cristal Union va mettre en pratique le collet forfaitaire, à titre dérogatoire, dans certaines de ses usines dès la prochaine campagne.
Le groupe recherche également la performance commerciale. «Nous nous appuyons sur des marques, des emballages at­trayants», a indiqué Alain Commissaire, directeur général du groupe. Ces marques sont au nombre de quatre : Daddy, la principale, Erstein sous laquelle est écoulé le quart de la production de sucre du groupe, Eridania la marque italienne et Truvia celle de la stévia, un créneau dans lequel le groupe s’est investi.

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