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Cuma du Val d’Authie : une nouvelle venue dans la Somme

Portée sur les fonts baptismaux en novembre 2017, la Cuma Val d’Authie réunit quatre coopérateurs associés, dont les exploitations sont à Beauval, Bernatre, Maizicourt et Lannoy.

De gauche à droite : Edouard Legras, Emmanuel Lardé, Bruno Coulier et Patrick Legras.
De gauche à droite : Edouard Legras, Emmanuel Lardé, Bruno Coulier et Patrick Legras.
© D. R.

Cela faisait une bonne dizaine d’années que Patrick Legras, Emmanuel Lardé et Bruno Coulier travaillaient ensemble. Edouard, le fils de Patrick, a rejoint l’équipe, quand il s’est installé à Bernatre en 2012. Chacun d’entre eux était confronté aux mêmes problématiques : la main-d’œuvre, la mécanisation et les traitements phytosanitaires. Aussi, en 2017, ils ont décidé de se constituer en Cuma pour valoriser le matériel et pouvoir embaucher au travers de cette structure un salarié dédié aux traitements phytosanitaires, sur un mi-temps. «On était seuls sur nos cultures. En étant quatre, on gagne du temps et en confort. C’est plus facile de comparer les cultures et de travailler ensemble. On échange beaucoup sur les techniques de semis, de cultures et sur les pratiques phytosanitaires», dit Edouard Legras.
Les statuts ont été déposés le 17 novembre 2017. La Cuma du Val d’Authie, réunissant les quatre agriculteurs, était lancée, avec un capital social initial de 13 000 € et 750 hectares engagés pour une durée de quatre ans. Côté matériel, un tracteur, en location pour le moment, un pulvérisateur Horsch Leb 4, avec sélecteur de buse, GPS et coupure de tronçon, puis une moissonneuse-batteuse Lexion Claas 770 d’occasion de 9,30 m de barre de coupe. «La Cuma nous permet d’avoir du matériel plus performant et à un coût moins élevé pour nos exploitations respectives. Cela nous permet aussi de mieux le valoriser», commente Edouard Legras.

Des systèmes complémentaires
L’organisation, bien que récente, est bien huilée. D’une part, parce que les associés coopérateurs sont en communication permanente et réalisent des réunions tous les huit à quinze jours, selon la période, pour planifier le travail. D’autre part, parce que leurs systèmes d’exploitation se complètent d’une certaine façon. Et pour cause. Les Legras font de la pomme de terre et des céréales tandis qu’Emmanuel Lardé cultive de la betterave et des céréales, et que Bruno Coulier a une partie de son exploitation orientée vers l’élevage. La diversification des cultures permet une meilleure répartition des activités, mis à part les semis de blé que tous pratiquent.
«Pour le moment, on arrive à bien  s’organiser sans se gêner, même si, l’an dernier, avec la pluie, cela a été un peu compliqué. Après, on verra vraiment si notre organisation est la bonne sur le long terme. Une fois cela dit, avec du matériel puissant, il n’y a pas de raison qu’on n’y arrive pas», relève Edouard. Dans les cartons, l’achat d’un semoir Horsch en 5 m, avec trémie frontale et mise sous pression pour pouvoir semer deux types de graines.
En termes de contraintes, excepté une possible mésentente entre les associés, qui pourrait émerger un jour ou l’autre, notamment si la Cuma s’étoffe, Edouard n’en voit pas d’autres. «Les trois quarts des Cuma se cassent la figure parce qu’il y a des mésententes entre les hommes. Nous, notre force, c’est que l’on se complète tous les quatre. Et la Cuma qui a été constituée s’inscrit dans la continuité du travail que mon père, Emmanuel Lardé et Bruno Coulier réalisaient», se rassure le jeune agriculteur de vingt-quatre ans. En somme, la Cuma a permis de formaliser leurs pratiques.

Elements clés

Siège social : Bernatre

Territoire : Beauval, Bernatre, Maizicourt et Lannoy

Effectifs : 4 associés coopérateurs

Hectares engagés : environ 750 ha

Capital social initial : 12 000 €

Heures d’engagement : 650 heures sur le tracteur

Matériels : un pulvérisateur, une moissonneuse-batteuse, un tracteur

Main-d’œuvre : un salarié pris à 50 % pour assurer les traitements phytosanitaires

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