Météo
Dans ce département de Picardie, on se prépare au redoux après le froid
Face aux épisodes de gel suivis d’un redoux annoncé, le Département de l’Aisne alerte sur un risque imminent de pose de barrières de dégel. Une mesure préventive, encore à l’étude, mais qui invite déjà le monde agricole et les acteurs économiques à la vigilance.
Face aux épisodes de gel suivis d’un redoux annoncé, le Département de l’Aisne alerte sur un risque imminent de pose de barrières de dégel. Une mesure préventive, encore à l’étude, mais qui invite déjà le monde agricole et les acteurs économiques à la vigilance.
Après les chutes de neige et les températures négatives enregistrées en début de semaine, les services météo annoncent un redoux sensible à compter du jeudi 8 janvier 2026. Une situation classique en hiver, mais qui n’est pas sans conséquences pour les infrastructures routières.
Dans ce contexte, la Direction de la Voirie départementale de l’Aisne indique que « compte tenu des profondeurs de gel actuellement mesurées dans les chaussées, un arrêté de pose de barrières de dégel pourrait être pris dans les prochains jours ». Une décision qui dépendra de l’évolution réelle des températures et de l’état des routes.
Barrières de dégel : de quoi parle-t-on exactement ?
Les barrières de dégel correspondent à des interdictions temporaires de circulation visant les poids lourds, mises en place lors des phases de dégel suivant un gel prolongé. L’objectif est clair : éviter des dégradations lourdes et coûteuses sur les routes les plus vulnérables.
« Lorsque le sol dégèle, l’eau infiltrée provoque une perte de portance des chaussées. Le passage de véhicules lourds peut alors entraîner des dégâts importants », rappelle le Département. Ces mesures sont donc « impératives pour préserver le patrimoine routier et limiter les coûts de réparation ».
Une information anticipée pour permettre l’organisation
À ce stade, il ne s’agit que d’un préavis. Le Département insiste : « Le préavis de risque de pose de barrières de dégel ne signifie pas que les barrières seront forcément mises en place. Il s’agit avant tout d’une mesure d’information anticipée. »
Une anticipation jugée essentielle pour permettre aux exploitants agricoles, transporteurs et entreprises de travaux publics d’adapter leurs plannings logistiques si nécessaire. En cas de décision ferme, seules les circulations des véhicules de 7,5 tonnes et plus seraient concernées. Les véhicules légers ne seraient pas impactés.
Des panneaux prêts à être déployés rapidement
Dans un souci de réactivité, les services départementaux pourraient pré-positionner la signalisation dès le mardi 6 janvier après-midi. « Les panneaux seraient installés couchés en bord de route et ne seraient relevés qu’en cas de décision effective », précise la collectivité.
Une précaution assumée, destinée à « agir rapidement si la situation l’exige », tout en évitant une mise en œuvre prématurée des restrictions.