Chasse
Dans ce pays d’Europe, le nombre de chasseurs bat des records
Le nombre de chasseurs en Allemagne n’a jamais été aussi élevé, selon une publication récente de la Face. En trente ans, les effectifs ont progressé de 42 %, traduisant une évolution profonde des profils et des motivations. La chasse y est de plus en plus perçue comme un outil de gestion durable des territoires et de la biodiversité.
Le nombre de chasseurs en Allemagne n’a jamais été aussi élevé, selon une publication récente de la Face. En trente ans, les effectifs ont progressé de 42 %, traduisant une évolution profonde des profils et des motivations. La chasse y est de plus en plus perçue comme un outil de gestion durable des territoires et de la biodiversité.
Selon les dernières données du Deutscher Jagdverband (DJV), reprises par la Face (fédération européenne) l’Allemagne compte aujourd’hui 467 682 chasseurs licenciés, un chiffre inédit depuis la création de l’organisation. Cette hausse régulière s’inscrit dans une dynamique de long terme, avec +42 % en trente ans.
En nombre absolu, certaines régions se distinguent nettement :
- Rhénanie-du-Nord–Westphalie : près de 100 000 chasseurs
- Bavière : 83 000
- Basse-Saxe : 70 000
Rapporté à la population, c’est le Mecklembourg-Poméranie occidentale qui arrive en tête, avec 10 chasseurs pour 1 000 habitants, signe d’un ancrage rural toujours fort.
Davantage de femmes et de jeunes
Le profil des chasseurs évolue également. La part des femmes atteint désormais 11 %, en progression constante, tandis que l’âge moyen baisse légèrement. Autre tendance marquante : de plus en plus de candidats à la chasse viennent de milieux urbains, attirés par un rapport direct à la nature et aux territoires ruraux.
Un engagement bénévole massif pour la nature
Comme on se plait à le revendiquer en France, la chasse en Allemagne ne se limite pas à l’acte cynégétique. Les chasseurs consacrent en effet en moyenne 40 heures par mois à des missions de terrain, parmi lesquelles :
- la surveillance de la faune sauvage,
- la gestion des habitats,
- la protection des cultures et des forêts,
- le sauvetage de la faune lors des fauches,
- l’éducation à l’environnement.
Cet engagement se traduit aussi financièrement : chaque année, les chasseurs allemands investissent environ 500 millions d’euros de leurs propres ressources dans la conservation et l’aménagement des milieux naturels.
Des motivations ancrées dans le territoire
Les principales raisons avancées pour devenir chasseur restent constantes :
- une connexion étroite avec la nature,
- une implication concrète dans la conservation locale,
- l’accès à une viande sauvage durable et de qualité.