Réglementation
Dans la Somme, les services de l’État tentent de réconcilier contrôleurs et agriculteurs
Réduire la pression autour des contrôles agricoles tout en maintenant le respect des règles : c’est l’objectif de la «charte d’engagement des services de contrôle» signée ce 19 mai au lycée du Paraclet par plusieurs services de l’État. La profession agricole, elle, a refusé de signer le texte, dénonçant un excès de réglementation et un sentiment d’injustice persistant.
Réduire la pression autour des contrôles agricoles tout en maintenant le respect des règles : c’est l’objectif de la «charte d’engagement des services de contrôle» signée ce 19 mai au lycée du Paraclet par plusieurs services de l’État. La profession agricole, elle, a refusé de signer le texte, dénonçant un excès de réglementation et un sentiment d’injustice persistant.
Dédramatiser les contrôles, réduire la pression, mais aussi s’assurer du respect de la réglementation dans les exploitations. Tels sont les objectifs de la «charte d’engagement des services de contrôles» que ces mêmes services de l’État (DDTM, DDPP, ASP, OFB, Draaf, IFCE…) ont signé ce 19 mai au lycée du Paraclet, à Cottenchy. Ils y étaient réunis pour une journée pédagogique, afin de rendre ces contrôles administratifs obligatoires plus compréhensibles pour les agriculteurs. La profession agricole, en revanche, n’a pas souhaité signer cette charte. «Il reste une grande part de subjectivité dans le domaine des contrôles, qui peut aboutir à un sentiment d’injustice (…)», justifie Denis Bully, président de la FDSEA80 (cf. article ci-dessous). Quentin Porquier, président des Jeunes agriculteurs de la Somme évoque «l’envie de se développer» contraint par un excès de réglementation. «On attend surtout de l’État qu'il nous laisse entreprendre.»