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Fourrage
Dans la Somme, une récolte de maïs estimée du 30 août au 8 septembre

Arvalis propose une première estimation des dates prévisionnelles de début des récoltes pour le maïs fourrage établie au 19 juillet. La cartographie permet de visualiser, par secteur, la période possible de début des chantiers de récolte. 

Le stade optimal de récolte se situe environ 600 degrés-jours après la floraison femelle.
Le stade optimal de récolte se situe environ 600 degrés-jours après la floraison femelle.
© Arvalis

Une récolte de maïs fourrage du 30 août au 3 septembre dans la partie centrale de la Somme, et du 4 au 8 septembre à l’ouest. C’est ce qu’estime Arvalis, qui publiait sa première carte de prévision des dates de récoltes le 19 juillet.

Les semis ont été retardés, dans la majorité des secteurs de production du maïs fourrage, en raison d’un mois d’avril plutôt frais et relativement humide. On constate également un étalement important des dates de semis sur un même secteur lié aux conditions climatiques et à la culture précédente. Cependant, le mois de juin fut chaud et a permis de compenser en partie le «retard» pris sur le début de cycle. Dans ce contexte, rappelons que la floraison femelle reste un stade repère clé à noter. Le stade optimal de récolte, lorsque le maïs atteint 32 % de matière sèche (MS) plante entière, se situe environ 600 degrés-jours après la floraison.

L’objectif est de sensibiliser les éleveurs, les Cuma et les entreprises de travaux agricoles à l’avancement de la maturité des maïs, afin de déclencher les chantiers de récolte à temps et ainsi éviter les ensilages à taux de matière sèche trop élevé. Pour chaque secteur, les experts d’Arvalis ont défini le groupe de précocité dominant et la date médiane des semis 2023. Avec les données météorologiques de l’année en cours et les données statistiques sur les semaines à venir, il est possible de prévoir une période à laquelle le stade optimal de récolte, autour de 32-33 % de MS plante entière, sera atteint. Cette carte prend en compte la météo réelle jusqu’au 17 juillet et sept jours de météo prévisionnelle.

 

Vigilance en cas de stress hydrique

En situation de stress hydrique marqué, le taux de matière sèche du maïs peut évoluer très rapidement et cette évolution est mal prise en compte par les modèles de prévision. Il revient à chaque éleveur de vérifier l’évolution de ses maïs en observant en cœur de parcelle le gabarit des plantes, l’état du feuillage, la présence d’épis plus ou moins fécondés. À noter qu’un diagnostic fiable sur le nombre de grains ne peut être réalisé qu’après trois semaines de floraison.

Sur la période du 15 juin au 15 juillet, la façade ouest et la bordure maritime nord-ouest sont moins arrosées que certaines régions plus continentales comme le Centre-Val de Loire, la Bourgogne-Franche-Comté ou l’Alsace, mais ces dernières subissent des températures régulièrement plus élevées, entraînant une évapotranspiration potentielle (ETP) plus forte. Malgré des semis plus tardifs, les floraisons ont démarré début juillet au sud de la Loire et se déroulent dans la normale à l’exception de la Bretagne qui a fait face à un climat pluvieux jusqu’au 15 mai – et des attaques importantes de géomyze et de choucas entraînant des ressemis.

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