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Dans les coulisses de Plaine en fête

Dans deux jours, la fête battra son plein. Mais, pour qu’elle soit réussie, les JA la préparent depuis un an.

Derniers préparatifs sur le site.
Derniers préparatifs sur le site.
© AAP


A peine la fête finie, l’an dernier, à Bernaville, les JA commençaient déjà à plancher sur la Plaine en fête 2016. Centenaire de la Somme oblige, et sensibles à la transmission de l’histoire de leur territoire, les JA ont décidé de s’associer à leur façon aux commémorations. Pour ce faire, des associations, le musée d’Albert et l’Historial de Péronne ont été contactés pour participer à la manifestation. Le cap a été mis sur Thiepval, haut lieu de mémoire s’il en est de la Bataille de la Somme. Le maire de la commune, par ailleurs agriculteur, leur a prêté 11 ha pour organiser leur Plaine en fête.
Si le public ne se rend pas compte de la logistique à mettre en musique pour ce temps festif, entre la préparation du site, l’organisation des animations, l’accueil des exposants et des partenaires, la sécurité ou encore le fameux bœuf à la broche, c’est un travail titanesque. Pour ce faire, plusieurs pôles sont mis en place : infrastructures, communication, animations, élevage, partenaires officiels et sécurité.

Compte à rebours
Vendredi 26 août : c’est le jour du passage de la commission de sécurité pour donner le feu vert à la manifestation. Depuis le lundi 22 août, une dizaine de bénévoles du canton de Thiepval s’active sur le site : implantation des poteaux électriques, piquetage et pose des grillages, mise en place du QG, des barrières, des barnums, des toilettes et des poubelles, ainsi que la réception des livraisons de fioul. Rien ne doit être oublié.
Mais, cette année, l’actualité nationale s’est invitée à la manifestation. Au vu des attentats sur le territoire national, la sécurité a dû être renforcée au maximum. La présence de la gendarmerie sera étoffée, sans compter celle d’une société de sécurité privée à laquelle ont fait appel les JA. Des fouilles aléatoires, voire systématiques, pourraient être réalisées. Ce sont les forces de l’ordre qui décideront.
«Le plus compliqué, précise Céline Buisset, animatrice JA en charge de la manifestation, c’est de mobiliser des bénévoles tout au long de l’année de préparation. Nous avons commencé à travailler avec une quarantaine d’entre eux mais, au fil des réunions, les rangs se sont éclaircis. Au final, il ne reste qu’une petite dizaine d’entre eux sur le pont. Autre difficulté, assurer la communication entre tous les pôles mis en place pour la manifestation, ainsi que la gestion des partenaires extérieurs. Cela n’est pas toujours facile de faire respecter les délais et de gérer les réponses en temps et en heure. Une fois cela dit, nous mettons tout en œuvre pour que la fête soit belle, car nous voulons qu’elle reste une parenthèse festive en ces temps difficiles, et nous voulons montrer qu’en dépit du contexte actuel, nous, on y croit encore.»
Sur le site, ce vendredi, tout est quasiment en place. Le chapiteau, qui accueillera la soirée dansante du samedi, est dressé. Barnums, installations des exposants, village centenaire, ainsi que village des partenaires sont quasiment prêts. Faute de participation, le pôle Elevage, d’ordinaire présent à la fête, a été remplacé par une mini-ferme. Dans la nuit de samedi, alors que la soirée dansante battra son plein, le prestataire en charge de cuisiner et découper le bœuf à la broche, commencera la cuisson de la bête. A potron-minet, il sera temps alors de nettoyer le site, de ramasser tous les papiers et de répartir une nouvelle fois les toilettes et poubelles sur le site avant que ce dernier ne soit ouvert, dès 10h du matin, le dimanche.

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