Aller au contenu principal

«De bonnes perspectives» pour Cristal Union

«Près de 13 millions de tonnes de betteraves devraient être travaillées par l’ensemble des usines du groupe au cours de la prochaine campagne pour une durée moyenne de campagne de 105 jours», annonce le groupe Cristal Union, le 27 septembre.

Les premières livraisons de betteraves sur le site Cristal Union de Sainte-Émilie ont débuté en milieu de semaine.
Les premières livraisons de betteraves sur le site Cristal Union de Sainte-Émilie ont débuté en milieu de semaine.
© AAP

Située dans le bassin picard, l’usine Sainte-Émilie du groupe coopératif Cristal Union devait démarrer la campagne 2021-2022 le mercredi 29 septembre, indiquait il y a quelques jours l’entreprise. En ce qui concerne les autres usines du groupe, les démarrages de campagne ont débuté le 16 septembre et s’échelonneront jusqu’au 6 octobre. Les surfaces à travailler pour le site de Sainte-Émilie sont «stables», autour de 21 000 hectares, «avec d’excellents rendements betteraviers estimés». Les prélèvements réalisés mi-septembre laissent en effet envisager un rendement de 14 tonnes de sucre par hectare, ce qui serait au-dessus de la moyenne 5 ans. 

 

105 jours de campagne pour Sainte-Émilie

La campagne devrait durer 105 jours pour la sucrerie Sainte-Émilie qui est capable, selon sa direction, de «maintenir des niveaux de production élevés avec une cadence moyenne de traitement des betteraves en augmentation et des capacités de cristallisation plus importantes». L’usine picarde poursuit sa mue avec l’installation d’un nouvel atelier de décalcification des jus, un projet d’unité de séchage des pulpes qui permettra, selon Cristal Union, de «valoriser la chaleur résiduelle des vapeurs de séchage et supprimer tout recours au charbon». «La sucrerie de Sainte-Émilie poursuit sa dynamique de développement tout en maîtrisant son impact environnemental et en augmentant sa performance énergétique», se réjouit ainsi Thierry Cousson, directeur de l’établissement Cristal Union de Sainte-Émilie.

 

Un approvisionnement des usines «sécurisé»

À l’échelle du groupe, «près de 13 millions de tonnes de betteraves devraient être travaillées par l’ensemble des usines du groupe au cours de la prochaine campagne pour une durée moyenne de campagne de 105 jours», a annoncé ce dernier, le 27 septembre. «Les conditions météorologiques ont été (…) favorables aux betteraves dans l’ensemble des régions betteravières (…) et les maladies bien contrôlées.» Le groupe se félicite de la campagne de re-semis qui a suivi l’épisode de gel d’avril dernier et qui a permis de «sécuriser l’approvisionnement des usines». Le rendement prévisionnel moyen attendu au niveau de l’ensemble des bassins betteraviers de Cristal Union, est de 13,5 tonnes de sucre par hectare, «un niveau proche de la moyenne sur 5 ans». 

 

Un prix d’au moins 27 /tonne attendu 

Tout comme le groupe Tereos, Cristal Union a été touché par l’usage de produits de désherbage non conformes de la société Adama. Les betteraves se révèlent impropres à la consommation. En conséquence, «aucun produit alimentaire ne sera fabriqué à partir des betteraves concernées qui ont été détruites au champ (…) ou qui seront isolées et transformées en éthanol carburant», indique Cristal Union. Le groupe sucrier (9 000 coopérateurs, 2 000 salariés et 1,6 milliard d’euros de CA), «vise un prix moyen d’au moins 27  la tonne de betterave (contre 25,5 en 2020). L’objectif est d’atteindre 30 la tonne à moyen terme», précise-t-il. 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Les céréaliers redoutent «une pénurie d’engrais»
Agriculteur dans le Loiret et secrétaire général adjoint de l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), Cédric Benoist…
D’ici quelques semaines, Noriap devrait être en mesure de proposer un contrat à ses adhérents engagés dans des pratiques d’agriculture de régénération après avoir convaincu plusieurs de ses clients de participer à l’effort. 
Noriap dans les starting-blocks pour rémunérer les pratiques régénératives
La coopérative samarienne fait partie des entreprises pionnières de l’amont à imaginer un système de rémunération qui récompense…
Le marché aux bestiaux, installé sur 4 ha à Tilloy-les-Mofflaines, serait trop coûteux pour la Communauté urbaine  d’Arras (CUA).
Sans marché aux bestiaux d’Arras, l’élevage régional sera affaibli
La Communauté urbaine d’Arras (CUA), propriétaire du marché aux bestiaux, va cesser cette activité jugée trop onéreuse fin 2021.…
Chez Antoine Guilbaut, les vaches vieillissent bien. Ici, Dauphine, fille d’Oulou, quatorze ans en janvier, est pleine de son douzième veau. Son IVVV : 369 jours. 
Antoine Guilbaut a ses blondes dans la peau
Ses blondes d’Aquitaine, Antoine Guilbaut y passe un temps fou. Les efforts de l’éleveur de Boismont sont récompensés d’…
Plusieurs définitions de l’agriculture de régénération coexistent. Elle est le plus souvent recentrée sur des pratiques d’«amélioration du sol» en s’approchant du concept d’agriculture de conservation.
L’agriculture régénératrice, un concept tout-terrain
Dans le sillage de Danone, des industriels comme McCain, Nestlé, ou encore le fabricant de vêtements Patagonia, ont annoncé, ces…
Ferme des 1000 vaches : le Conseil d’État déboute les porteurs du projet
Les porteurs du projet de ferme communément appelée «Ferme des 1000 vaches» à Drucat, près d’Abbeville, sont condamnés à régler…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde