Aller au contenu principal

De nouvelles grilles bonus-malus pour récompenser les efforts

La coopérative féculière de Vecquemont a organisé son assemblée générale, le mardi 13 décembre, à Amiens. Point sur la campagne et perspectives 2017.

De gauche à droite : Bertrand Rault, directeur approvisionnement, Olivier Brasset, président de la coopérative féculière de Vecquemont, Frédéric Smagghe, directeur de Roquette, Bruno Poutrain, directeur de la coopérative.
De gauche à droite : Bertrand Rault, directeur approvisionnement, Olivier Brasset, président de la coopérative féculière de Vecquemont, Frédéric Smagghe, directeur de Roquette, Bruno Poutrain, directeur de la coopérative.
© AAP


Depuis deux à trois mois, la déception monte chez les producteurs de fécule. Entre deux années consécutives de mauvaises récoltes, et des industriels - belges et Mc Cain - à la recherche de producteurs de pommes de terre de consommation, des producteurs de fécule s’interrogent. Doivent-ils continuer ou bien se lancer dans la pomme de terre de consommation ? A cela s’ajoute l’arrêt des livraisons de pommes de terre féculières de la coopérative de Vic-sur-Aisne à Roquette, affaiblissant d’autant l’approvisionnement de cette dernière.
«Voir des producteurs partir ne nous fait pas plaisir, reconnaît Olivier Brasset, président de la coopérative féculière de Vecquemont, d’autant que notre objectif est de développer les volumes. Heureusement, certains s’installent et l’on a augmenté nos surfaces de 1 500 ha supplémentaires.»
Par ailleurs, «si l’année 2016 s’est avérée une année techniquement compliquée, avec une matière sèche trop élevée et des rendements très faibles, les producteurs de pommes de terre de consommation n’ont pas échappé à cette tendance non plus», ajoute, pour sa part, Cyril Hanon, ingénieur spécialisé dans la pomme de terre pour le Nord de la France, chez Arvalis - Institut du végétal. Traduction : l’herbe n’est pas plus verte ailleurs.
Mais, surtout, des perspectives existent en 2017. La recherche variétale avance. D’ici quelques années, il devrait y avoir du nouveau, notamment sur des variétés plus résistantes au mildiou et offrant de meilleurs rendements. L’industriel Roquette investit, par ailleurs, dans son outil. Des perspectives, il y en aura aussi sur les prix avec les nouvelles grilles établies.

Quel prix pour 2017 ?
Certes, le prix minimum garanti restera le même qu’en 2016, soit 59 €/t. Un prix minimum, qui fait cependant grogner les adhérents de la coopérative. «On a un manque à gagner terrible, et Roquette ne nous met pas le prix en face. Il ne nous donne pas d’indemnités, par exemple, de récolte précoce, à la différence de ce qui se pratique dans la filière betterave, alors qu’il en a les moyens», proteste un agriculteur.
«On ne peut pas donner ce que l’on n’a pas, rétorque Frédéric Smagghe, directeur de Roquette. On a des clients. Ce sont eux qui fixent les prix. Je vous rappelle que nous avons augmenté les prix ces dernières années pour compenser la disparition des aides européennes. Certes, le prix minimum reste à 59 €/T, mais si l’on augmente la qualité de la production, on pourra avoir plus de prix.» «Cela revient à faire payer les investissements aux agriculteurs», le coupe l’un d’entre eux. «Oui, il y a des investissements à faire mais, à l’arrivée, c’est du gagnant-gagnant», répond le directeur de Roquette.
Plus convaincantes, dans cette logique du gagnant-gagnant, se sont révélé les nouvelles grilles proposées par la coopérative, (élaborées avec Roquette), avec des évolutions de bonus et de malus à partir de la récolte 2017. Les objectifs ? Diminuer la tare, supprimer l’effet seuil pour les pénalités, tenir compte des cailloux. D’où une grille tare «terre» et une grille tare «cailloux». Avec un calcul et un paiement au camion.
«La grosse nouveauté, présente Bruno Poutrain est qu’avec 5 % de tare hors cailloux, le bonus est de 10 €, soit 4 € de gain. Entre 10 et 15 %, on reste sur ce qui se pratiquait jusqu’ici. En revanche, à partir de 16 % et, au-delà, l’impact sera plus fort.» La pénalité de 300 € par camion est supprimée en faveur d’une grille tare «cailloux» progressive.
De quoi redonner un peu de cœur à l’ouvrage aux producteurs de pommes de terre fécule. Ainsi, pour 20 % de densité et 5 % de tare, la tonne nette sera payée 80 €/t.

Collecte campagne 2015-2016

- Superficie : 11 255 ha

- Réceptionné à 17 : 536 036 t
- Rendement à 17 : - 47,6 t/ha
- Prix moyen : 71,7 €/t net
- Densité : 18,4 %

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Les 54 saisonniers retenus ont participé à une journée d’essais sous l’œil attentif de Fabien Deguehegny, un des associés de la SCEA Biosources.  Premiers «vrais» désherbages prévus mi-mai. 
Recruter 52 saisonniers locaux pour le désherbage : pari gagné
La SCEA Biosources, à Méharicourt, a converti 163 ha en bio, dont 80 ha de légumes. Un des enjeux était de recruter une…
Aujourd’hui, il n’est pas possible de planter les pommes de terre en direct dans la pré-butte. Un travail sur le couvert est encore à mener pour y parvenir. 
Le pré-buttage d’été pour limiter l’érosion : rêve ou réalité ?
Jean-Paul Dallene, installé à Oppy (62), pratique le pré-buttage d’été pour ses pommes de terre depuis trois ans. Même si la…
Douze-mille personnes avaient participé à l’édition 2019 d’Ailly-le-Haut-Clocher.
Plaine en fête 2021 ? Oui !
Covid ou pas, les Jeunes agriculteurs de la Somme ont décidé d’organiser Plaine en fête cette année. L’édition devra certainement…
Pulvé
Dans le Nord, une commune de Flandre fait de l'anti-agribashing
Dans une publication sur le réseau social Facebook, une élue de la commune d'Hondeghem, dans les flandres, tente d'expliquer à…
450 hectares de betteraves à ressemer dans la Somme
Au 20 avril, la CGB estime autour de 4 500 hectares la surface de betteraves sucrières endommagées par l’épisode de gel dans les…
Hugues d’Hautefeuille a testé plusieurs itinéraires culturaux dans ses micro-parcelles, à Monsures. 
Une filière orties émerge en Hauts-de-France
L’ortie est une plante qui pousse partout où on ne la souhaite pas. Pourquoi ne pas la cultiver pour en tirer des bénéfices ? C’…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde