Aller au contenu principal

Débat sur l’agriculture à l’Assemblée nationale

Selon le ministère de l’Agriculture, 20 000 exploitations seraient éligibles au Plan de soutien. 8 000 dossiers ont d’ores et déjà été traités.

L’Assemblée nationale a débattu longuement sur l’origine des crises porcine, bovine et du lait.
L’Assemblée nationale a débattu longuement sur l’origine des crises porcine, bovine et du lait.
© Bruno Compagnon

Lors du débat à l’Assemblée nationale, le 29 septembre, le ministre de l’Agriculture est longuement revenu sur l’origine des crises qui frappent le porc, le lait et la viande bovine. Des crises à la fois conjoncturelles et structurelles auxquelles «il faudra apporter des réponses de fond». Dans ces trois secteurs, les crises ont «un dénominateur commun : le prix», a-t-il indiqué. Pour la viande bovine, vient s’ajouter depuis quelques semaines, une crise sanitaire avec la réapparition de la fièvre catarrhale ovine (FCO). Pour le porc, nous sommes aujourd’hui au terme «de dix ans de dégradation», au cours desquels la production s’est développée en Allemagne et en Espagne, alors qu’elle a reculé en France, a-t-il observé.
La responsabilité en revient au manque d’investissements qui a plombé la compétitivité de la filière, aujourd’hui sinistrée par l’embargo russe. Sur ce sujet, il a annoncé qu’il serait à Moscou les 8 et 9 octobre «pour faire évoluer la situation sur l’embargo sanitaire», qui pourrait ouvrir des débouchés sur les gras et les abats de porc. Certes, s’il déplore l’attitude de l’Union régionale des groupements de producteurs de porcs «qui ont demandé que le prix baisse» au cadran breton, il plaide toujours en faveur de la valorisation de l’origine française «pour soutenir le prix et préserver un marché», ainsi que la mise en place de la contractualisation associant tous les maillons de la filière, à savoir les producteurs, les industriels et les grandes surfaces «pour intégrer les coûts de production en élevage». Le ministre ne désespère pas de retrouver le scénario vertueux de la volaille, en crise profonde en 2012, et qui a retrouvé les chemins de la croissance et de l’exportation, mais en insistant sur le fait qu’on «ne pouvait en rester à la compétitivité prix».

Aides européennes
Dans le lait, le ministre a insisté sur la dimension mondiale de la crise, «une crise de surproduction», liée à la reprise de la croissance des livraisons non seulement en Europe (pas en France), mais surtout en Australie et en Nouvelle-Zélande et au fait «que le débouché anticipé de la Chine ait été moins important qu’attendu».
Stéphane Le Foll est longuement revenu sur le Plan de soutien à l’élevage du 22 juillet dernier, complété par celui du 3 septembre pour dire que 8 000 dossiers d’exploitation avaient d’ores et déjà été traités par les cellules d’urgence sur une estimation de 20 000 exploitations en difficulté, et que l’enveloppe de 63 millions d’euros attribuées à la France, sur les 500 millions annoncés par Bruxelles «s’ajouterait au Plan de soutien à l’élevage». La crainte était que cette somme vienne en substitution d’aides déjà prévues.
Par ailleurs, le ministre a confirmé qu’il comptait bien atteindre l’objectif de 1 000 méthaniseurs - il y en a 250 actuellement - et que les 116 groupements d’intérêt écologique et environnemental créés couvraient désormais 100 000 hectares. Ils vont contribuer à assurer «l’autonomie fourragère des élevages» et «l’alimentation à bas coût» des animaux, et s’affranchir ainsi de la dépendance des marchés mondiaux. Stéphane Le Foll a également profité du débat à l’Assemblée nationale pour annoncer que «4700 Gaec avaient été créés entre janvier et août 2015, contre 400 à 500 habituellement», pour être éligibles à la surprime accordée au 52 premiers hectares décidée dans le cadre de la dernière réforme de la PAC. Il s’agit, pour l’essentiel, de la transformation en Gaec d’autres formes sociétaires (Earl notamment) qui ne bénéficient pas de la transparence.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Interdiction de rassemblement et déplacement de tracteurs : l’État fait marche arrière

Le préfet du Nord et préfet de la Région Hauts-de-France, Bertand Gaume, est finalement revenu sur sa décision d’interdire…

Emmanuel Sainneville utilise notamment du lait, des œufs et du miel de la Somme pour sa pâte feuilletée.
Une meilleure galette de la Somme aux produits fermiers

À Moreuil, la boulangerie Les Artisans du Pain a remporté le prix de la meilleure galette de la Somme 2026. Le secret d’…

barrières de dégel dans la Somme à compter du jeudi 8 janvier
Avec le redoux, des barrières de dégel dans la Somme dès aujourd’hui

Des restrictions de circulation sont mises en place dans la Somme à partir de ce jeudi 8 janvier et jusqu’au lundi 12. …

Michel-Édouard Leclerc et le traité de libre-échange UE-Mercosur
Accord UE-Mercosur : la position provoc de Michel-Édouard Leclerc

Invité de LCI le dimanche 21 décembre, le président du comité stratégique des centres E. Leclerc a plaidé pour un véritable…

Anne Le Strat à l'OFB
Nomination d’Anne Le Strat à l’OFB : de l’huile sur le feu ?

La nomination d’Anne Le Strat comme directrice générale déléguée de l’Office français de la biodiversité (OFB),…

interdiction rassemblement tracteurs par le préfet de région Hauts-de-France
Le préfet des Hauts-de-France interdit tout rassemblement et déplacement de tracteurs

Face aux conditions météorologiques dégradées, au fort trafic de fin de vacances et aux appels à blocages lancés par certaines…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde