Énergie
Décarbonation de l'aviation : la cameline tente le décollage
Alors que l’Europe impose l'incorporation progressive de carburants durables dans les réservoirs des avions, l'agriculture française se mobilise autour d'une plante méconnue : la cameline. Si l'opportunité de marché est jugée «exponentielle» par les experts, la filière en est encore à ses balbutiements, cherchant la formule agronomique magique pour transformer l'essai.
Alors que l’Europe impose l'incorporation progressive de carburants durables dans les réservoirs des avions, l'agriculture française se mobilise autour d'une plante méconnue : la cameline. Si l'opportunité de marché est jugée «exponentielle» par les experts, la filière en est encore à ses balbutiements, cherchant la formule agronomique magique pour transformer l'essai.
C'est une petite graine pour l'homme, mais peut-être un grand pas pour l'aéronautique. La cameline, plante oléagineuse rustique, se retrouve propulsée au cœur de la stratégie de décarbonation du secteur aérien. L'impulsion est venue de Bruxelles : avec la réglementation ReFuelEU Aviation et la directive RED III, les compagnies aériennes n'ont plus le choix : elles devront incorporer des biocarburants durables (SAF) de manière croissante d'ici 2050.
Pour Louis-Marie Allard, référent chez Terres Inovia, le déclencheur ne fait aucun doute : c'est bien la validation par la Commission européenne de l'usage des intercultures qui a tout changé. «C'est cette obligation d'incorporation qui a motivé les nouvelles surfaces. Nous sommes certains du débouché», confirme-t-il.
Une production encore confidentielle