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Déconfinés, les pêcheurs redécouvrent le plaisir de leur loisir

Depuis un peu plus d’une semaine, les mesures de confinement sont assouplies pour  les pêcheurs : ceux-ci peuvent sortir leur canne de 6 h à 19 h, dans toute la Somme et dans un rayon de 30 km des départements voisins.

Confortablement installé sur sa chaise de camping, Didier Colard retrouve enfin le plaisir de titiller le gardon. Pour sa première sortie de la saison, ce mardi après-midi, le pêcheur amiénois a choisi de déplier sa canne aux étangs de la réserve naturelle Saint-Ladre, à Boves. «C’est possible dans tout le département vous dîtes ? C’est bon à savoir. Je vais retourner dans mes étangs préférés, à Longpré-les-Corps-Saints du coup !»
En effet, suite à un assouplissement des mesures, le cabinet de la préfète a confirmé le 14 avril que la pêche pouvait se pratiquer dans le créneau horaire 6 h - 19 h sur l’ensemble du département de résidence et dans un rayon de 30 km des départements voisins pour les pêcheurs qui habitent aux frontières d’un département. La préfecture précise que les pêcheurs doivent se munir d’une attestation de déplacement et cocher : «activité physique de plein air», sans tenir compte de la précision de distance (les forces de l’ordre ont été informées). Il faut évidemment disposer d’une carte de pêche qui constitue la preuve de sa pratique, tout comme le matériel. Le port du masque est obligatoire, puisqu’un arrêté préfectoral est en vigueur.
«C’est une bonne nouvelle pour les pêcheurs car la date d’ouverture du brochet approche et nous avions beaucoup de message de mécontentement. Mais il est important de rappeler que la situation sanitaire reste inquiétante et que les pêcheurs doivent bien respecter les gestes barrière», rappelle Michel Blanchard, président de la Fédération de la Somme pour la pêche et la protection du milieu aquatique, dans un communiqué. 

Que ça morde… Ou non !
Pour les pêcheurs comme Didier, cette autorisation est une renaissance. «Cela fait au moins quarante ans que je pêche, confie l’amateur. C’est ma femme qui m’a initié. On prend l’air, on voit de beaux paysages… Bref, c’est ressourçant.» Ce mardi, aucun poisson n’a mordu à l’hameçon - «la température de l’eau est encore trop basse» - mais qu’importe, Didier a de quoi s’occuper. Un couple de grèbes huppés, au port élégant et au plumage coloré, a passé l’après-midi à construire son nid à quelques mètres de la berge. «Je les observe ramener des branchages et des feuilles de nénufar. D’ici un mois, il devrait y avoir des petits», se réjouit-il. Qu’importe si l’oiseau d’eau, mangeur de poissons, est un concurrent. «De toute façon, je relâche toujours mes prises, assure Didier. Un bon pêcheur ne mange pas le poisson qu’il attrape.»
L’adepte du «no kill» attend impatiemment l’ouverture du brochet (cf. ci-dessous), le 24 avril. Lui  aime l’attirer à la cuillère tournante. «Ça consiste à créer des reflets dans l’eau qui l’attirent.» Quel que soit le résultat, l’important aura été de passer un bon moment.

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