Aller au contenu principal

Dérogations travail : les règles applicables à ce jour

Suite à la demande de la FRSEA Hauts-de-France, la Direccte autorise le dépassement des durées maximales de travail sous certaines conditions.

En principe, un employeur ne peut pas faire travailler son salarié plus de dix heures par jour, 48 heures par semaine 
et 1 940 heures par an (ou 2 000 heures pour les entreprises qui emploient un seul salarié permanent et les Cuma).
En principe, un employeur ne peut pas faire travailler son salarié plus de dix heures par jour, 48 heures par semaine
et 1 940 heures par an (ou 2 000 heures pour les entreprises qui emploient un seul salarié permanent et les Cuma).
© D. R.




Avec l’arrivée des diverses récoltes, vous êtes nombreux chaque année à vous poser la même question : puis-je demander à mon salarié d’effectuer plusieurs heures supplémentaires sans limite pour finir les travaux saisonniers qui ne peuvent pas attendre ? En principe, un employeur ne peut pas faire travailler son salarié plus de 10 heures par jour, 48 heures par semaine et 1 940 heures par an (ou 2 000 heures pour les entreprises qui emploient un seul salarié permanent et les Cuma). Cependant, certaines de ces limites peuvent être dépassées après autorisation préalable de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte).
Sur demande de la commission Employeurs de la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) des Hauts-de-France, la Direccte vient d’accorder pour l’année 2019, sous réserve de respecter certaines modalités, une autorisation collective de déroger à ces limites pour les exploitations agricoles de notre région. Cette décision évite ainsi aux agriculteurs de devoir faire des demandes individuelles pour certains travaux dont l’exécution ne peut être différée.
Cependant, la Direccte, cette année encore, n’a pas souhaité retenir dans son intégralité notre demande initiale d’autorisation, qui devait rendre possible le dépassement de la durée maximale hebdomadaire jusqu’à 72 heures.



Modalités à ce jour

Voici les conditions à respecter pour déroger à la durée maximale hebdomadaire. Il vous est possible de faire travailler vos salariés dans la limite de 66 heures pendant cinq semaines consécutives ou non et 60 heures pendant cinq semaines consécutives ou non pour l’ensemble des périodes et travaux suivants : du 17 juin au 28 septembre pour les récoltes des céréales et du lin textile ; du 29 juillet au 19 octobre pour la récolte des pommes de terre ; du 16 septembre au 7 décembre pour la récolte des betteraves, de maïs et de tournesol ; du 16 septembre au 7 décembre pour les semis d’automne ;
du 23 septembre au 21 décembre pour la récolte des racines d’endives, du 2 septembre au 26 octobre pour la récolte des fruits du verger.
Une dérogation est également accordée, dans la limite de 60 heures pendant cinq semaines consécutives ou non, pour l’ensemble des périodes et travaux suivants : du 29 juillet au 19 octobre pour le tri et le conditionnement des pommes de terre ; du 12 novembre au 14 décembre pour les travaux de coupe des sapins de Noël.
A noter : cette dérogation s’applique exclusivement aux salariés majeurs, permanents et temporaires, employés durant les périodes susvisées. Les jeunes de moins de dix-huit ans ne sont pas concernés.
Quant aux conditions à respecter pour déroger à la durée maximale quotidienne, le dépassement de la durée quotidienne peut être effectué dans la limite de 2 heures par jour, soit 12 heures de travail effectif au lieu de 10. Le nombre global d’heures de dépassement par salarié ne doit pas être supérieur à 50 heures par période annuelle (exemple : vingt-cinq jours à 12 heures).
Pour les autres conditions à respecter, la Direccte rappelle que la durée maximale hebdomadaire moyenne calculée sur douze mois reste fixée à
44 heures. Cette autorisation n’exonère pas les employeurs du paiement des majorations pour heures supplémentaires et, en cas de recours au système dit de l’annualisation du temps de travail, les heures effectuées au-delà de 48 heures au cours d’une semaine devront subir une majoration de salaire de
25 % pour les huit premières heures et 50 % au-delà. Le salarié doit bénéficier d’un repos hebdomadaire de 24 heures consécutives se situant le dimanche en principe. Cependant, celui-ci peut être suspendu au maximum six fois par an en cas de circonstances exceptionnelles et sous réserve d’en informer l’inspection du travail. Il existe également un repos quotidien obligatoire de 11 heures consécutives, qui se cumule avec le repos hebdomadaire.
Les employeurs qui désirent user de la présente dérogation doivent procéder (lorsqu’il y a des institutions représentatives du personnel) à la consultation du comité social et économique, et transmettre l’avis ainsi recueilli au directeur régional de la Direccte.
Un bilan de l’utilisation de cette dérogation devra être produit par la FRSEA et transmis à la Direccte au plus tard dans les deux mois suivants la fin de la dérogation. Nous vous solliciterons par une enquête nécessaire pour préparer la demande de l’année prochaine.
Attention, la Direccte nous rappelle qu’en cas de manquement aux durées maximales, cette dernière a la possibilité d’appliquer une amende de 4 000 € autant de fois qu’il y a de travailleurs concernés par ces manquements.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Foire de Pâque Montdidier
A Montdidier, une foire de Pâques entre tradition populaire et vitrine agricole, malgré l’absence de concours

Dès les premières heures de la matinée, ce lundi 6 avril, les rues du centre-ville de Montdidier vont se remplir pour la…

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Champagne : 40 % des bourgeons gelés

En zone champagne, 40 % des bourgeons auraient été détruits par le gel, selon l'interprofession. 

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde