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Des aides européennes pour l’agriculture ukrainienne

Pour tenter de préserver la sécurité alimentaire en Ukraine, la Commission européenne a lancé un plan d’urgence pour soutenir la population civile et permettre au secteur agricole de continuer à fonctionner. Cela passera avant tout par la fourniture de carburant, ainsi que par un approvisionnement en semences.

Les agriculteurs ukrainiens ont besoin de 50 000 t de carburant pour les emblavements de printemps.
Les agriculteurs ukrainiens ont besoin de 50 000 t de carburant pour les emblavements de printemps.
© FrAgTW/Nadège Petit

En raison de l’invasion russe, la Commission européenne a proposé dans le cadre de sa communication Préserver la sécurité alimentaire et renforcer la résilience des systèmes alimentaires publiée le 23 mars, un programme d’aide d’urgence de 330 Mio € en faveur de l’Ukraine. «Cette aide contribuera à garantir l’accès aux biens et services de base ainsi qu’une protection», assure Bruxelles. «Notre priorité est de veiller à ce que les Ukrainiens disposent de suffisamment de nourriture, de carburant et d’eau. Nous les aiderons également à continuer à planter (saisons été et automne) et à cultiver des céréales et des oléagineux, dont ils ont tant besoin pour eux-mêmes et pour le monde, et à faciliter leurs exportations», a déclaré à cette occasion, le commissaire à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski.

 

Carburant, semences et couloir vert

Le 21 juin, lors du Conseil agricole, le commissaire avait notamment indiqué que «les agriculteurs ukrainiens ont aujourd’hui besoin de 50 000 t de carburants pour les emblavements de printemps. La meilleure façon pour les aider est de passer par la Pologne». «Varsovie a d’ailleurs déjà donné son accord pour participer à l’envoi de carburant», avait-il précisé. Le même jour, le ministre ukrainien de l’Agriculture, Roman Leshchenko, avait alerté sur le fait que «les entreprises alimentaires ukrainiennes ne seraient bientôt plus capables de délivrer de la nourriture aux civils, une fois les réserves épuisées. Ce qui se produira dans un ou deux mois». Il avait donc encouragé à cette fin «l’UE à fournir un soutien direct aux entreprises ukrainiennes vérifiées». Sur ce point, Roman Leshchenko avait demandé, le 23 mars, devant les eurodéputés de la commission de l’Agriculture, «aux entreprises européennes de fournir à prix coûtant des produits phytosanitaires ainsi que des dons de ces produits afin de permettre aux agriculteurs ukrainiens d’assurer les semailles». D’autre part, il avait aussi indiqué que «le ministère de l’Infrastructure d’Ukraine s’était tourné vers la Commission européenne pour lancer un couloir vert qui viserait à traverser les frontières de l’UE et assurer le transit. Cela permettra d’approvisionner les pays d’Afrique du Nord et les pays du Moyen-Orient».

 

Stratégie de sécurité alimentaire

Pour répondre à tous ces défis, l’exécutif européen entend ainsi «élaborer et mettre en œuvre une stratégie de sécurité alimentaire à court et moyen terme pour garantir que les intrants parviennent aux exploitations agricoles du pays et que les installations de transport et de stockage soient maintenues». Cela passera notamment «par l’instauration d’un programme de subventions en vue de soutenir les petits agriculteurs et de renforcer les chaînes de valeur courtes des fermes aux villes, précisément pour encourager la production locale», précise-t-il. La Commission a aussi indiqué qu’«elle collaborait avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur le terrain, dans l’ouest de l’Ukraine, afin de soutenir les petites exploitations et de sécuriser la production agricole». En outre, à la demande des autorités agricoles ukrainiennes, Bruxelles a souligné qu’elle «s’efforcera de préserver l’accès aux marchés de l’UE tant pour les importations que pour les exportations en provenance des marchés ukrainiens».

En parallèle, la Commission a appelé les États membres à faire preuve de solidarité avec l’Ukraine en fournissant une aide alimentaire, une assistance humanitaire et un soutien à son secteur agricole et de la pêche, en étroite coopération avec les partenaires internationaux.

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