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Des dégâts de gibiers à prévoir au printemps

Echo de l'assemblée cantonale de Montdidier.

Les participants à l’assemblée de Montdidier.
Les participants à l’assemblée de Montdidier.
© AAP

Lundi 17 décembre s’est tenue l’assemblée générale cantonale de Montdidier à Fignières. Afin que les éleveurs puissent y assister, le canton avait décidé d’offrir à ceux qui le désiraient le service de remplacement. Dans un premier temps, Patrick Gellynck, président cantonal, a dressé un bilan de l’année et a présenté les deux moments incontournables de 2013 sur le canton.
D’une part, le 1er avril aura lieu la foire de Montdidier, qui mettra à l’honneur Parmentier, pour son bicentenaire. D’autre part, la Plaine en Fête, organisée le 1er septembre par les JA de Boves et d’Ailly-sur-Noye, durant laquelle une parcelle de pomme de terre plantée lors de la foire en avril sera récoltée.
Autre moment fort de l’année : les élections chambre, dont le programme a été présenté par Laurent Degenne, président de la Fdsea.

PAC : trouver un accord sur le contenu de la réforme
Jean-Michel Serres, administrateur à la Fnsea, a ensuite parlé de la réforme de la PAC. «Il n’y a pas d’accord sur le budget, mais il est probable que les chefs d’Etat en trouvent un en début d’année.
Néanmoins, même s’il y a entente, il faudra encore trouver un accord sur le contenu de la réforme c’est-à-dire les productions qui seront couplées ou non, le verdissement...», a-t-il expliqué.
«Une chose est sûre : nous sommes l’un des départements où les DPU sont les plus élevés et nous risquons de voir ce budget à la baisse» ajoute-t-il.
Dominique Fievez, président de l’ASBS, est intervenu sur la situation betteravière et les quotas. La commission européenne souhaite les supprimer en 2015. «S’il n’y a plus de quotas, il n’y a plus de prix garanti.
Or, nous ne sommes pas assez compétitifs face à des gros producteurs comme le Brésil, nous avons besoin encore de quelques années pour y parvenir» explique le président. «C’est pourquoi, ils seraient préférable de maintenir les quotas jusqu’en 2020».

L’intérêt du plan de chasse
L’assemblée s’est terminée sur une intervention d’Emmanuel Lavoisier, technicien à la fédération des chasseurs de la Somme. Cette dernière travaille régulièrement avec le monde agricole afin de régler les problèmes de dégâts de gibiers, notamment de chevreuils et de sangliers.
Emmanuel Lavoisier a souligné l’intérêt du plan de chasse qui «a permis de faire travailler et chasser les gens ensemble, et aussi de faire chasser des personnes pour résoudre les problèmes». Particularités du département : des cerfs se sont installés depuis une dizaine d’années, mais leur population a été régulée car elle cause beaucoup de dégâts agricoles et surtout sylvicoles ; et environ 200 mouflons sont répertoriés dans le Marquenterre.
Un suivi de la fructification a été mis en place en 2011. Cette année peu de fruits ont été répertoriés dans les bois, ce qui peut expliquer les dégâts recensés en fin d’année.
Emmanuel Lavoisier craint «un déplacement de population et une explosion des dégâts dans les cultures au printemps». Odile Dalle, juriste à la Fdsea, a présenté les espèces nuisibles et rappelé l’importance d’envoyer des photos des dégâts.

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