Aller au contenu principal

Des experts en qualité et sécurité des aliments formés à Corbie (80)

La sécurité des aliments est un enjeu de santé publique. Pour la garantir dans les entreprises, le lycée Sainte-Colette de Corbie (80) a mis en place une licence professionnelle QSA (qualité et sécurité des aliments), avec un certain succès. Témoignage d’une des apprentis. 

Clémentine Gentilhomme, sous le regard bienveillant de son maître d’apprentissage, Estelle Capron. Elle a intégré le service QSHE de l’entreprise spécialisée dans la fabrication de contenants en plastiques pour l’industrie agroalimentaire en juin 2021. 
Clémentine Gentilhomme, sous le regard bienveillant de son maître d’apprentissage, Estelle Capron. Elle a intégré le service QSHE de l’entreprise spécialisée dans la fabrication de contenants en plastiques pour l’industrie agroalimentaire en juin 2021. 
© A. P.

Chez FSP (Ferembal section plastique), à Roye (80), on ne rigole pas avec la qualité et la sécurité de ses produits. L’entreprise du groupe Coexpan (division du groupe espagnol Lantero spécialisée dans la fabrication de films plastique rigides et de produits thermoformés), fabrique entre autres les feuilles thermoformées que l’on retrouve dans le pot de compote plastique. 

Parmi les soixante-cinq salariés, deux nouvelles petites mains s’affairent au laboratoire du service QSHE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement) depuis l’été dernier : celles de Clémentine Gentilhomme. Elle est embauchée en apprentissage, dans le cadre de la licence professionnelle QSA (qualité et sécurité des aliments) qu’elle suit au lycée Sainte-Colette de Corbie, un établissement du Cneap. «Après un BTS Anabiotech, c’était la licence qui correspondait le plus à mes attentes. L’alternance était mon souhait, car je voulais du concret. Ça apporte une vraie expérience, et trouver un emploi ensuite est plus facile», confie-t-elle. Les qualités requises ?
«Il faut être motivé, précis, et ne pas avoir peur de travailler.»

 

Grosse demande

Trouver un employeur n’a pas été un problème. «Ça s’est fait par le bouche-à-oreille.» «C’est la première fois que nous embauchons un apprenti dans notre service QHSE. Le profil de Clémentine nous a séduit. Et les aides à l’apprentissage ont motivé ce choix», ajoute Estelle Capron, maître d’apprentissage. En réalité, l’offre d’emploi dans le secteur est même très importante. «Nous avons une liste d’entreprises qui cherchent à recruter, assure Émilie Estot, responsable de la licence. Les apprentis sont aussi nombreux à vouloir se former.» La deuxième promotion de cette toute nouvelle licence compte déjà dix-huit apprenants, en contrat dans des entreprises de l’agroalimentaire très diverses, de la microbrasserie à Bigard, Florette ou encore Lact’innov. «Nous avons un objectif de vingt à vingt-cinq apprentis.» La condition d’accès est d’être titulaire d’un bac+2 dans le domaine scientifique. 

Le rythme de trois semaines en entreprise et d’une semaine à l’école, soit quinze semaines de cours à l’année, convient parfaitement à Clémentine. «C’est cohérent. Je retrouve beaucoup de ce que j’aborde en entreprise dans les cours.» «Les aspects législatifs et réglementaires sont une grosse partie de l’enseignement», note Émilie Estot. Mise en place des actions préventives, du plan d’hygiène, de la démarche HACCP, appréhender les procédés de fabrication pour les principaux secteurs de production alimentaires, communiquer, manager, former, font partie des compétences transmises. 

 

Un rôle clé

Plus qu’un renfort des équipes, l’apprenti de la licence QSA a un rôle clé dans son entreprise, notamment à travers son projet tuteuré. «C’est la grosse partie de l’examen.» Chacun doit trouver une problématique à laquelle il doit apporter une réponse qui permettra une avancée pour sa société. Celle de Clémentine est très technique. «Elle répond à une demande d’un client, qui souhaite une étude de corrélation entre l’épaisseur de la couche EVOH (un polymère largement utilisé dans la fabrication d’emballage, couche barrière pour la protection de l’aliment, ndlr) et le déclenchement de l’alarme machine», explique Estelle Capron. «Je dois pouvoir certifier que le seuil d’alarme de nos machines, qui garantit cette présence d’EVOH, est cohérent avec les fiches de spécifications du client», précise Clémentine. Elle devra apporter sa réponse en juin, date de l’examen. Elle souhaite ensuite poursuivre dans cette voie avec un master QSE (Qualité et sécurité des aliments).

 

Plus d’informations sur lyceesaintecolette.cneap.fr

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Au coeur de nos terres avec Mathilde Seigner
« Au cœur de nos terres » et les tensions du monde agricole sur France 2

Entre drame familial et enjeux fonciers, la fiction « Au cœur de nos terres » met en lumière les fragilités et les…

Prix 2026 : la douche froide pour les producteurs de Vecquemont

L’industriel Roquette a précisé le prix de base des pommes de terre fécule pour 2026. Comme attendu, car annoncé lors de l’…

Rencontres, dégustations et animations : le stand de la Somme attire petits  et grands au Sia.
La Somme à l’honneur au Salon international de l’agriculture 2026

Pour la 3e année consécutive, la Chambre d’agriculture de la Somme, en partenariat avec le Conseil départemental,…

À Mouflers, trois listes pour 96 habitants

À Mouflers, 96 habitants et certainement moins de 80 votants, remporter la mairie tient presque du concours de popularité… et…

quota sur la pêche du maquereau
Un quota sur la pêche du maquereau met le feu aux pontons

La décision envisagée par la ministre déléguée à la Mer et à la Pêche Catherine Chabaud de limiter à cinq maquereaux par jour…

Olivier Parcy : «Nous ne sommes pas récompensés financièrement des services que rend l’élevage à l’environnement. Pourtant, les prairies humides sont des puits de carbone.»
Olivier Parcy et ses charolaises portent la vallée de la Somme au sommet

En moyenne vallée de la Somme, une prairie fauchée des marais de Fontaine-sur-Somme a interpellé le jury départemental des…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde