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Des Marocains dénoncent "l'esclavage" dans des fermes françaises

Cinq travailleurs détachés marocains employés dans des exploitations agricoles proches d'Avignon via une société d'intérim espagnole ont dénoncé le 4 octobre devant les prud'hommes "l'esclavage" dont ils estiment avoir été victimes, et demandé réparation. Heures supplémentaires, primes de précarité et congés non payés, accident du travail non-déclaré, absence de repos hebdomadaire: l'avocat des cinq travailleurs détachés marocains, Me Bernard Petit, a égrené devant les prud'hommes d'Arles les reproches à l'encontre de la société d'intérim espagnole Laboral Terra, basée à Castellon (nord-est) et des sociétés utilisatrices. "Rien n'est respecté. On a profité de la situation précaire de salariés démunis dont la seule volonté est de travailler", a plaidé l'avocat des cinq trentenaires marocains détachés par Laboral Terra, entre 2012 et 2017, pour effectuer des missions dans huit entreprises spécialisées dans le conditionnement de fruits et légumes des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et du Gard. "Certains mois d'été on a travaillé 260 heures, puis d'autres mois plus du tout et notre contrat s'arrêtait sans préavis", a raconté aux journalistes Yasmine, 36 ans, avant l'audience. La jeune femme explique avoir travaillé 7 jours sur 7, jusqu'à 12 heures par jour et touché entre 300 et 1 500 euros les mois les plus remplis.

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