Aller au contenu principal

Des marques régionales valorisent les conversions bio

Les deux marques de la start-up nordiste Beyond Green s’approvisionnent auprès de cultivateurs français en conversion bio. Après la distribution spécialisée, la société lance à l’échelle nationale une marque dédiée aux grandes surfaces.

Farine, jus de fruits, légumineuses… Transition propose une large gamme  de produits issus d’exploitations en conversion bio. 
Farine, jus de fruits, légumineuses… Transition propose une large gamme de produits issus d’exploitations en conversion bio.
© D. R.

Même si leurs produits ne sont pas encore certifiés biologiques, ils ont tout de même une valeur supplémentaire qui peine à déboucher sur un revenu additionnel. Or, la conversion vers l’agriculture biologique implique des coûts supplémentaires pour le cultivateur. C’est la réflexion qu’ont mené Stéphane Delebassée et Maxime Durand, et qui a abouti à la création de la marque BioDemain en 2018, dédiée au circuit des magasins spécialisés bio.

Aujourd’hui, les deux associés, passés par l’Iteem de Lille (école des ingénieurs, managers, entrepreneurs), passent à l’échelle supérieure. «Nous lançons Transition, une marque d’épicerie dont les matières premières viennent d’agriculteurs français en conversion vers l’agriculture biologique et qui ont absolument besoin d’un accompagnement dans cette démarche», explique Maxime Durand. Entre avril et septembre, un test a été mené dans une cinquantaine de grandes surfaces des Hauts-de-France, ce qui permet aujourd’hui de lancer la marque à l’échelle nationale. «Auchan et Intermarché ont référencé Transition à l’échelle nationale, et nous allons aussi être distribués dans trois cents magasins Franprix, les Carrefour d’Île-de-France et les deux tiers du parc de supermarchés Match», détaille Maxime Durand. Une dizaine de produits d’épicerie constituent la gamme Transition, soit un peu moins que BioDemain et ses quinze références.

 

Changement d’échelle grâce à la GMS

Pour assurer la montée en puissance de la nouvelle marque, la société Beyond Green, basée dans le Nord, va développer ses filières d’approvisionnement, en se concentrant sur les agriculteurs français. Transition va aussi devoir convaincre davantage d’enseignes de distribuer les produits. En 2019, première année complète d’activité, Beyond Green a enregistré un chiffre d’affaires de 30 000 €, puis 150 000 € en 2020. En 2021, la société prévoit de réaliser un million d’euros de chiffre d’affaires, grâce au lancement en grandes surfaces. 

La jeune société, qui compte une dizaine de collaborateurs, est majoritairement contrôlée par les deux fondateurs. Quelques salariés sont aussi au capital aux côtés de 230 actionnaires entrés après une levée de fonds sur Lita.co (12 % du capital). La société a opté pour le statut d’entreprise de l’économie sociale et solidaire, limitant, par exemple, la rémunération des actionnaires.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Les céréaliers redoutent «une pénurie d’engrais»
Agriculteur dans le Loiret et secrétaire général adjoint de l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), Cédric Benoist…
D’ici quelques semaines, Noriap devrait être en mesure de proposer un contrat à ses adhérents engagés dans des pratiques d’agriculture de régénération après avoir convaincu plusieurs de ses clients de participer à l’effort. 
Noriap dans les starting-blocks pour rémunérer les pratiques régénératives
La coopérative samarienne fait partie des entreprises pionnières de l’amont à imaginer un système de rémunération qui récompense…
Le marché aux bestiaux, installé sur 4 ha à Tilloy-les-Mofflaines, serait trop coûteux pour la Communauté urbaine  d’Arras (CUA).
Sans marché aux bestiaux d’Arras, l’élevage régional sera affaibli
La Communauté urbaine d’Arras (CUA), propriétaire du marché aux bestiaux, va cesser cette activité jugée trop onéreuse fin 2021.…
Chez Antoine Guilbaut, les vaches vieillissent bien. Ici, Dauphine, fille d’Oulou, quatorze ans en janvier, est pleine de son douzième veau. Son IVVV : 369 jours. 
Antoine Guilbaut a ses blondes dans la peau
Ses blondes d’Aquitaine, Antoine Guilbaut y passe un temps fou. Les efforts de l’éleveur de Boismont sont récompensés d’…
Plusieurs définitions de l’agriculture de régénération coexistent. Elle est le plus souvent recentrée sur des pratiques d’«amélioration du sol» en s’approchant du concept d’agriculture de conservation.
L’agriculture régénératrice, un concept tout-terrain
Dans le sillage de Danone, des industriels comme McCain, Nestlé, ou encore le fabricant de vêtements Patagonia, ont annoncé, ces…
Ferme des 1000 vaches : le Conseil d’État déboute les porteurs du projet
Les porteurs du projet de ferme communément appelée «Ferme des 1000 vaches» à Drucat, près d’Abbeville, sont condamnés à régler…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde