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Option cynégétique et faune sauvage
Des points pour le Bac glanés dans les champs

L’option «cynégétique, faune sauvage et biodiversité» proposée aux lycéens de Bac STAV et CGEA de l’Institut Saint-Éloi de Bapaume (62) rencontre un certain succès. Décryptage.

Le volet «pratique» de l’option est un sérieux atout auprès d’élèves passionnés  par le vivant et la nature.
Le volet «pratique» de l’option est un sérieux atout auprès d’élèves passionnés par le vivant et la nature.
© Institut Saint-Éloi Bapaume

Il n’y a en France que deux établissements qui proposent l’option «cynégétique et faune sau-vage» et l’un d’eux est dans le Pas-de-Calais. À l’Institut Saint-Éloi de Bapaume, dès leur entrée en classe de Seconde, les élèves qui s’orientent vers un Bac pro Conduite et gestion de l’exploitation agricole (CGEA) ou au Bac Sciences et technologies de l'agronomie et du vivant (STAV) peuvent choisir l’option «cynégétique, faune sauvage et biodiversité». Celle-ci existe depuis 2018, et bien qu’elle ait été un temps sous la pression d’une pétition visant à l’interdire – c’était en 2020 –, elle rencontre aujourd’hui un certain succès. Au sein de l’Institut Saint-Éloi de Bapaume, 46 lycées la suivent actuellement, répartis en trois niveaux. Pour Thomas Vaches, responsable pédagogique de l’établissement et de l’option «cynégétique, faune sauvage et de biodiversité», «le but de cette option n’est pas d’apprendre aux élèves à manipuler des armes de chasse, ni à chasser, mais à les sensibiliser au milieu dans lequel ils vont évoluer».

 

Mieux connaître les espèces et les milieux

Si Thomas Vachet met à profit ses propres compétences et sa passion pour la chasse dans les enseignements, il s’appuie également via une convention sur la Fédération départementale des chasseurs du Pas-de-Calais grâce à laquelle il peut proposer différents ateliers «pratiques» et des interventions plus théoriques : «Il y a toujours des choses à faire, explique l’enseignant. La rénovation d’une volière, la plantation d’une haie, l’aménagement d’une mare, de l’agrainage…» Et d’insister sur le fait que la pratique de la chasse n’est pas obligatoire pour les élèves qui suivent cette option : «La première idée, c’est de mieux connaître les espèces et leurs milieux pour ensuite adapter les pratiques professionnelles. On tente de mieux concilier la production agricole et la faune sauvage, en favorisant la relation entre économie et pratiques agricoles respectueuses de la faune.» Ainsi, souligne Thomas Vachet, «on peut suivre l’option sans être chasseur ou d’une famille de chasseurs. Il faut simplement porter un intérêt à la nature et à la faune sauvage».

 

Points pour le Bac

Au cours de leur formation et jusqu’à l’examen terminal, les lycéens qui ont opté pour cette option sont amenés à réaliser un dossier technique basé sur une problématique. «Le terrain sur lequel porte le dossier doit exister et les actions envisagées doivent être réalisables», indique Thomas Vachet. La note obtenue participe à l’obtention de l’examen, qu’il s’agisse du Bac STAV ou du Bac Pro CGEA. Tout au long de la formation, ces lycéens qui ont «besoin de concret» dixit l’enseignant, apprennent à mener un projet et développent leurs compétences orales et informatiques. La différence d’avec d’autres options que sont «théâtre», «hypologie», «section Euro» ? Un certain temps passé au milieu des champs.

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