Aller au contenu principal

Des réactions mitigées pour l’agriculture

La FNSEA est satisfaite des intentions affichées sur le dossier des négociations commerciales, mais dubitative sur le renforcement des contrôles sur le foncier appartenant à des exploitations de forme sociétaire.

© AAP

Xavier Beulin, président de la FNSEA, accueille favorablement «l’intention» affichée dans son «volet économique» par le projet de loi Sapin 2, adopté en première lecture par l’Assemblée nationale : «L’intention y est. Il faut changer de paradigme et essayer d’instaurer un système montant où le coût de revient est pris en compte dans les négociations commerciales.» La FNSEA est en revanche plus «dubitative» sur le dispositif juridique visant à contrecarrer les achats de terres par des entreprises chinoises, notamment par le renforcement des contrôles sur les exploitations de forme sociétaire. «La seule réponse, c’est d’attribuer un statut d’agriculteur qui donne droit d’exploiter des terres.» Ce statut qui avait été demandé par la FNSEA lors des débats sur la loi d’avenir d’agricole et retoqué par les parlementaires, le syndicat compte bien le réinscrire dans les propositions qu’il fera aux candidats pour les prochaines élections présidentielles. De son côté, Coop de France a une position sensiblement différente et demande, dans un communiqué, que les mesures soient plus adaptées aux «spécificités coopératives». A propos de l’indication d’un prix prévisionnel moyen au producteur dans les conditions générales de ventes, Coop de France estime que les coopératives «de par leur règlement et statut, ne peuvent déterminer une rémunération a priori». De même pour «l’indication des coûts et des prix comme références obligatoires dans les contrats dits amont» qui «se superpose aux règles de fonctionnement des coopératives», estime Coop de France. L’organisation demande par ailleurs «l’engagement d’une ré­forme ambitieuse prenant en compte les résultats de l’étude d’impact économique de la mise en œuvre de la LME.» Cette étude devrait être rendue publique à la fin de l’année.

Le statut de lanceur d’alertes «va trop loin», pour Xavier Beulin

Pour le président de la FNSEA, le statut de lanceur d’alertes inscrit dans la loi Sapin 2 «va trop loin». Xavier Beulin se dit «très critique» sur cet article qui, selon lui, va «exposer l’agriculture, qui est une activité à découvert, à des mises en cause des pratiques.» Il estime qu’un lanceur d’alerte ou l’association à laquelle il serait rattaché «est à l’abri de tout, et ne risque rien», et que ce texte «est une renonciation au rôle régalien de l’Etat», un «excès de démocratie participative». Le texte voté le 14 juin définit le lanceur d’alerte comme «une personne qui révèle, dans l’intérêt général et de bonne foi, un crime ou un délit, un manquement grave à la loi ou au règlement, ou des faits présentant des risques ou des préjudices graves pour l’environnement ou pour la santé ou la sécurité publiques, ou témoigne de tels agissements.» Les articles prévoient une protection de ces personnes contre les mesures de rétorsion à l’intérieur d’une entreprise, et la possibilité pour elles de se voir attribuer une aide juridictionnelle, qui peut être attribuée à une association à but non lucratif.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Au coeur de nos terres avec Mathilde Seigner
« Au cœur de nos terres » et les tensions du monde agricole sur France 2

Entre drame familial et enjeux fonciers, la fiction « Au cœur de nos terres » met en lumière les fragilités et les…

Régis Desrumaux président FRSEA Hauts-de-France
Régis Desrumaux élu à la tête de la FRSEA Hauts-de-France, dans la continuité de son mandat dans l’Oise

Réélu en février à la présidence de la FDSEA de l’Oise, Régis Desrumaux prend désormais les rênes de la FRSEA Hauts-de-France…

guerre Etats-Unis Iran Espagne mesures engrais carburant
Avec la guerre en Iran, le gouvernement espagnol débloque 877 millions pour l'agriculture et la pêche

Le gouvernement espagnol a annoncé le 20 mars avoir adopté un paquet de mesures d'urgence de plus de 877 millions d’euros (M…

Vincent Lepers et Simon Pointel, président et salarié de la Cuma de Belloy-sur-Somme, ont la même optique de travail : «la communication avant tout».
À la Cuma de Belloy, des machines, mais surtout des Hommes

À la Cuma de Belloy-sur-Somme, c’est l’humain qui fait tourner les machines. Elle regroupe une quarantaine de fermes et fêtait…

harcèlement agression sexuelle Coordination rurale
Sur fond de soupçon de harcèlement et d’agression sexuelle, le SIA tourne au vinaigre pour la CR

La Coordination rurale (CR) traverse une crise interne majeure après des révélations d'agression sexuelle. J. L., 3e vice-…

Ce que la guerre de Trump contre l’Iran coûte à l’agriculture régionale

La guerre menée par les États-Unis contre l’Iran provoque un choc économique qui se répercute directement sur l’agriculture…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde