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Des semis enfin terminés

Lors d’un second webinaire «technique» co-organisé par la CGB et la délégation Oise-Somme de l’ITB le 25 avril, les derniers semis ont occupé une bonne partie des échanges. 

À l’exception de l’ouest du département samarien où il restait quelques parcelles  à semer, ailleurs les semis ont été réalisés.
À l’exception de l’ouest du département samarien où il restait quelques parcelles à semer, ailleurs les semis ont été réalisés.
© V. Marmuse / CAIA

On y est… presque. Au 25 avril dernier, la quasi-totalité des semis de betteraves 2023 étaient réalisés dans les départements de l’Oise et de la Somme. À l’exception de l’ouest du département samarien où il restait quelques parcelles à semer, ailleurs les semis ont été réalisés. Dans quelles conditions ?
Réponse du délégué de l’ITB pour l’Oise et la Somme, Yohan Debeauvais : «Cette année, plus que jamais, il ne fallait pas semer trop profond. À 2,5 centimètres, c’est la profondeur réglementaire et il ne faut pas chercher à aller plus profond.» Le risque est en effet de compromettre la bonne levée, et la productivité. Déjà, rien qu’avec l’étalement des semis jusqu’aux premiers jours du mois de mai, des pertes de productivité sont à craindre : «Il y a quelques raisons de s’inquiéter», a dit le délégué régional de l’ITB, montrant l’effet tardif du semis sur le rendement. 

Semis tardifs et perte de rendement 

Sachant que l’optimum de productivité est atteint avec des semis réalisés «entre les 15 et 20 mars», les semis réalisés trente jours plus tard pourraient entraîner une perte de productivité de 20 %. Et Yohan Debeauvais de préciser que «plus les semis sont réalisés tardivement, plus on risque d’avoir des pertes importantes.» Pour autant, le délégué de l’ITB se refuse à être «défaitiste» : «Si les conditions sont favorables en mai, on peut espérer récupérer un peu de potentiel.» Alors que certains producteurs seraient d’ores et déjà tentés de ressemer, Yohan Debeauvais recommande l’attente et l’observation : «Avant de prendre la décision de ressemer, il faut attendre la levée d’un certain nombre de betteraves. Compte tenu des conditions, la vitesse de levée est plus lente cette année que les années précédentes…» En revanche, la surveillance des limaces doit être renforcée, notamment en situation de non-labour.

Pucerons : la surveillance doit s’accroître

À mesure que l’on avance dans le calendrier et que les températures extérieures augmentent, le risque «pucerons» augmente. «Jusqu’à présent – à la date du 25 avril -, le risque concernait les semis de début et de fin mars, mais il faudra être vigilant dans les prochains jours pour les semis réalisés plus tard», a souligné Yohan Debeauvais. Au sein du réseau d’observation, à la date de la rencontre technique, «il n’y a pas encore eu d’observations d’aptères verts. Le risque est faible, mais il faut être en alerte dès que les températures vont augmenter…», a encore dit le délégué de l’ITB pour la Somme et l’Oise.

Les dérogations françaises à l’interdiction des NNI jugées illégales

Dans une décision rendue le mercredi 3 mai, le Conseil d’État a confirmé le caractère illégal des dérogations accordées par le gouvernement français pour la betterave sucrière en 2021 et 2022 face à l’interdiction des néonicotinoïdes en 2021 et 2022. «Aucune dérogation n’est en effet possible si la Commission européenne a formellement interdit un pesticide», a indiqué le Conseil d’État dans un communiqué. Alors que les néonicotinoïdes sont interdits en France et en Europe depuis 2018, le gouvernement français avait accordé des dérogations provisoires, sur le fondement d’une loi du
14 décembre 2020, pour l’utilisation de deux d’entre eux – l’imidaclopride et le thiaméthoxame – en 2021 puis en 2022 pour les cultures de betteraves sucrières. Ces dérogations, autorisant les semences traitées par ces pesticides, visaient à protéger les cultures d’infestations massives de pucerons porteurs de maladies. Saisi par plusieurs associations d’agriculteurs, d’apiculteurs et de défense de l’environnement le Conseil d’État a été invité à se prononcer sur la légalité de ces dérogations. S’appuyant sur la décision de la Cour de justice de l’Union européenne qui a précisé en janvier dernier que lorsque la Commission européenne a expressément interdit, par un règlement d’exécution, l’utilisation de semences traitées avec un produit phytosanitaire donné, le Conseil d’État reconnait comme étant illégales les dérogations prises par le gouvernement en 2021 et 2022, et de fait, les a annulées.
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