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Télégonflage : des solutions gagnantes

De plus en plus d’agriculteurs s’intéressent au télégonflage. Le spécialiste allemand PTG propose diverses solutions, en travaillant en étroite collaboration avec les concessionnaires.

Les agriculteurs veulent jouer sur la pression des pneus, sans avoir à descendre du tracteur.
© PTG

Pour s’assurer d’être à la bonne pression sur route, qui est gage de sécurité, et pouvoir aussi travailler à basse pression dans les champs, les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à s’orienter vers le télégonflage pneumatique. «Cela fait un peu plus d’un an que le télégonflage prend de l’essor», constate Thomas Dallemagne directeur d’agences chez PM-Pro (Anglure et Matougues, 51). Les demandes viennent directement de nos clients qui cherchent des solutions pour limiter le tassement de sol dans leurs parcelles».
L’attrait pour cette technologie est aussi perçu par PTG, filiale du groupe Michelin qui voit ses ventes de systèmes de télégonflage progresser. 
«C’est moins coûteux qu’auparavant car de plus en plus de tractoristes dotent leurs modèles d’usine d’un compresseur de freinage», observe Antoine Verzeaux, dirigeant de la société Verzeaux Sarl, distributeur exclusif PTG. Autrement dit, beaucoup de tracteurs sont déjà partiellement équipés pour le télégonflage.

Sans descendre du tracteur
La société allemande vient en appui auprès des concessionnaires pour proposer différentes solutions allant de la plus simple (système statique ou la version une ligne) à la plus aboutie : la version deux lignes. Exclusive à la société allemande, la version deux lignes s’adapte à toutes les marques de tracteurs. Elle permet d’augmenter, de réduire, ou de modifier la pression des pneumatiques en une dizaine de minutes alors que le tracteur est en mouvement. Et ce, juste en appuyant sur un bouton en cabine grâce au pilotage en isobus sur le terminal du tracteur. C’est l’une des spécificités propres à PTG.
Les pneus étant de plus en plus techniques, «les agriculteurs veulent jouer sur la pression des pneus, sans avoir à descendre du tracteur», confirme Thomas Dallemagne. Le responsable chez PM-Pro constate que le télégonflage séduit principalement pour les chantiers de semis, les travaux lourds et le transport (épandage de lisier par exemple). «Les agriculteurs veulent éviter le jumelage, remarque-t-il. Surtout lorsqu’ils parcourent des distances importantes entre différents sites».
Dans la gamme de solutions proposées par PTG, il y a aussi la version RDS. Avec joints tournant interne sur l’essieu arrière, c’est la solution la plus intégrée. «Son principal atout est que les tuyaux ne passent pas à l’extérieur du tracteur. Le tuyau vient se placer dans l’intérieur de la roue, le joint tournant sur l’arbre. Il est ensuite boulonné sur la trompette», détaille le dirigeant de Verzeaux Sarl. Avec un tel système, l’équipement est non visible de l’extérieur et il n’y a aucun risque d’arrachage des tuyaux. La seule contrainte est que les tracteurs doivent posséder des arbres à crémaillère à l’arrière.

De nombreux atouts
Quel que soit le système choisi, PTG insiste sur les apports d’un tel système. Sur route, les pneumatiques s’abîment moins, leur durée de vie augmente et il n’y a plus de risque d’échauffement voire de détérioration. «Suivant le type de transport, on peut réduire l’usure des pneus jusqu’à 30 %», précise Antoine Verzeaux. Le chauffeur accède également à une meilleure tenue sur route et à une stabilité plus grande dans la conduite. Dans les champs, on exerce moins de pression sur le sol, on diminue la profondeur de l’empreinte, on réduit la résistance et on préserve les sols par un moindre tassement. L’empreinte au sol sera plus étendue, plus longue. Cela impactera aussi sur la traction, qui sera meilleure. Autre grand avantage : la réduction du patinage (jusqu’à
20 %). Enfin, utiliser des pneumatiques à la bonne pression rime avec réduction de la consommation en carburant. «Sur route, il est possible de réaliser plus de  10 % d’économie en réduisant la résistance au frottement», déclare le spécialiste. Cela est encore plus significatif dans les champs : la diminution en carburant est estimée entre 10 et 15 %.

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