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Domart-en-Ponthieu et Picquigny : quelle conjoncture à court ou long terme ?

Echo de l'assemblée cantonale de Domart-en-Ponthieu et Picquigny.

L’association de deux cantons, c’est du bien qui fait beaucoup de bien, ont rappelé Christophe Lenglet et Bertrand Roucou.
L’association de deux cantons, c’est du bien qui fait beaucoup de bien, ont rappelé Christophe Lenglet et Bertrand Roucou.
© AAP


Christophe Lenglet et Bertrand Roucou, respectivement présidents des cantons de Domart-en-Ponthieu et Picquigny, ont réuni leurs adhérents conjointement le 26 février dernier, pour une assemblée aussi conviviale qu’animée. Animée par les échanges sur les conjonctures, notamment en élevage, car dans ces deux cantons, l’élevage est fort présent, et les jeunes motivés par ces filières sont nombreux. Après le rapport d’activité présenté par Christophe Lenglet, Françoise Crété, présidente, a ainsi pu répon­dre aux différentes questions, notamment sur les acquis de mobilisations de l’été et de l’automne 2015, et celles de cette fin d’hiver.
«Nous avons deux combats : baisser les charges et augmenter les prix. La hausse des prix, ça se construit peu à peu, et ça nécessite à la fois une organisation des producteurs, mais aussi un rapport de discussion équilibré avec les GMS, qui n’existe pas aujourd’hui et qui nous oblige à employer la force. Alors, à présent, il faut voir le retour des négociations commerciales pour le prix. Et pour les charges, il faut continuer à marteler notre message. L’abaissement des cotisations sociales va dans le bon sens, même si les effets ne sont pas immédiats quand on est en crise. Les relèvements d’ICPE aussi, non pas que notre modèle est de faire la promotion d’étables de 200, 300 ou 400 places, mais pour laisser les étables pouvoir accueillir à leur rythme dix ou vingt vaches de plus sans devoir recourir à des procédures coûteuses et inutiles. Ce sont des acquis qu’on capitalise en ce moment, mais, effectivement, je regrette comme vous qu’il faille une pareille crise pour avancer.»
Autre volet, le PSE qui ne fait pas l’unanimité, les adhérents s’interrogent sur le nombre d’éleveurs qui, au final, en ont bénéficié, et sur des critères parfois mal perçus. Et Françoise Crété d’expliquer : «Oui, il y a des mesures pour lesquelles personne n’avait la main sur les critères, c’est le cas des prises en charge des cotisations sociales. Il y a celles où nous n’avions aucune certitude, c’est le cas des remises de TFNB ; et enfin il y a celles où nous pouvions un peu influer, c’est le cas des FAC. Nous avons dans ces situations deux possibilités : saupoudrer ou prioriser. Nous avons préféré prioriser et élargir les cercles d’agriculteurs concernés au fur et à mesure que les enveloppes sont rallongées. Nous sommes sur cette décision, et j’espère sincèrement que les enveloppes seront encore rallongées».
Autre temps important, Bertrand Roucou et Vincent Lepers ont présenté la fusion des Fédérations régionales des Cuma Nord-Pas-de-Calais et Picardie. «Nous avons acté la fusion, avec deux pôles d’animateurs, conseillers, dont un à Amiens.» Les Cuma permettent de jouer sur deux axes, le coût du matériel, et c’est le «pire poste» de charges, mais aussi la dynamique humaine. Nous disposons avec les Cuma d’outils pour avancer, baisser les charges, tout en restant autonomes. «Il y a un peu de règles à accepter, mais c’est la discipline nécessaire à tout collectif», souligne Bertrand Roucou. Ce sera donc un sujet d’animation spécifique pour le canton dans les mois à venir.
Enfin, les adhérents ont eu une présentation du site Internet de la FDSEA. Christophe Lenglet a souligné que «le site était le reflet de l’activité des syndicats, des fiches pratiques disponibles et des services à disposition. Il est important d’y aller régulièrement, et de se l’accaparer comme un outil d’information et de travail, tout comme le Carnet de l’agriculteur».
C’est ainsi que s’est tenue l’assemblée générale de Domart-en-Ponthieu et Picquigny, sous le signe de la convivialité, qui a officié tout au long de la journée et qui avait débuté le matin par la visite de la brasserie de la Somme, chez Marie-Laure et Françoise Marié. Une visite qui a beaucoup intéressé les participants.

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